On en apprend de belles sur les sites des développeurs en informatique. Ainsi l'ICANN aurait demandé à Paul Black, un informaticien américain, de lui construire un algorithme pour tester la "dangerosité" d'éventuelles nouvelles extensions.
De quoi s'agit-il ? En testant différents niveaux de similitudes, le système vise à déterminer si un projet de nouvelle extension ne risque pas de s'avérer visuellement trop proche d'une extension existante. Un exemple évident : le .C0M (avec un zéro) serait trop proche du .COM.
Le système de Paul Black fonctionne en comparant l'extension proposée avec ce qui existe et en lui attribuant une note. Plus la note est élevée, plus le risque de confusion avec les extensions déjà en service est grand. Ainsi l'exemple de .C0M avec un zéro a une note de 88 sur 100.
Plusieurs éléments de similitudes sont testés, y compris la possibilité pour deux lettres, comme le "c" et le "l", d'être assimilées à une troisième lettre en lecture rapide (le "d" en l'occurrence).
On ne pourra pas dire que l'ICANN ne prend pas le dossier des nouvelles extensions au sérieux ! D'ailleurs, le régulateur souhaiterait étendre ce type d'études algorithmiques pour prendre en compte les dangers de similitudes sur différents jeux de caractères, comme le cyrillique avec l'alphabet latin par exemple. Voilà qui serait très utile pour les IDN.