Friday, January 30. 2009
Les projets de TLDs régionaux ont décidément le vent en poupe outre Manche. On connaissait le .SCO (pour Scotland, ou Ecosse) et le .CYM (pour Cymru, le nom local du Pays de Galles), voici le .KER pour "Kernow" qui est le nom local de la Cornouaille.
Les initiateurs du projet ont ouvert un site Internet dédié.
Friday, January 30. 2009
Dans la première version du manuel du candidat à la création d'une nouvelle extension générique, l'ICANN décrit deux catégories d'extensions : les ouvertes et les communautaires. Le problème, c'est que la différence entre les deux semble à la fois ténue et mal comprise.
D'après le manuel, une extension communautaire vise, comme son nom semble l'indiquer, une communauté spécifique. A la différence d'une extension ouverte.
Seulement voilà, lors de discussions entre le Conseil du GNSO et l'ICANN, il apparaît très clairement que les différences entre les deux types d'extension ne sont pas assez bien explicites. Un exemple : il a été clairement indiqué au Conseil qu'un extension ouverte peut tout à fait s'adresser à une communauté précise, c'est à dire avoir des règles d'enregistrement. Mais dans ce cas, pourquoi faire des extensions ouvertes si elles sont également communautaires ?
En parcourant les blogs qui s'intéressent au nommage, je tombe régulièrement sur des contre-vérités qui montrent que le niveau d'incompréhension sur ce sujet est très élevé. Encore cette semaine, j'ai lu sur un blog que les extensions corporates que vont créer les sociétés ou les marques seront obligatoirement communautaires. C'est totalement faux ! Cela m'a été confirmé par l'équipe de l'ICANN : rien n'empêche une société de demander son extension en format "ouvert".
Afin d'éviter ce type de malentendus, une explication plus détaillée des deux catégories d'extensions a été demandée à l'ICANN. La deuxième version du manuel est attendue pour la mi-février. Espérons que cette explication y figurera, afin de lever les incompréhensions sur ce sujet.
Thursday, January 29. 2009
Nous recevons régulièrement des acteurs du nommage sur Internet dans les bureaux d'INDOM. Hier, c'est Matthieu Crédou qui est venu nous saluer et nous parler du .BZH.
J'ai rencontré Matthieu fin 2007 à la réunion ICANN de Los Angeles. Il y découvrait le Landerneau du nommage et venait prendre des contacts pour le projet .BZH. Rappelons le côté précurseur des bretons sur ce dossier puisque à l'époque, l'ICANN n'avait pas encore présenté son programme de création des nouvelles extensions. Le .BZH n'avait donc rien de certain.
Aujourd'hui, les choses ont bien évoluées. L'association "Point BZH", dont Matthieu est le président et l'unique salarié, a reçu un soutien financier d'un peu plus de 60 000 euros de sa région. Un premier pas important pour concrétiser le projet. Mais justement, combien d'argent faudra-t-il pour vraiment démarrer le .BZH ? Matthieu vise un budget de 300 000 euros. A mon avis, c'est un peu bas.
Tout dépend, en fait, du type d'extension que sera le .BZH. La vision de Matthieu à ce sujet est très claire : faire un ".COM breton" n'aurait aucun sens. Le .BZH ne peut être sans règle et donc, finalement, sans raison d'être. Il vaut nettement mieux construire une extension riche de sens culturel et linguistique. Une sorte de .CAT pour les bretons. D'ailleurs, Matthieu ambitionne des volumes d'enregistrement similaires à ceux de l'extension catalane. "Si le .BZH passe la barre des 30 000 noms de domaine, nous aurons atteint les objectifs que nous nous fixons," dit-il.
Sachant que d'après Matthieu, il y a au bas mot 4 millions de gens qui se sentent suffisamment bretons (qu'ils soient domiciliés en Bretagne ou ailleurs) pour être concernés par le .BZH, tabler sur de tels chiffres d'enregistrements peu sembler timoré. Pour moi, cela montre au contraire une approche intelligente. Viser la promotion d'un héritage culturel tout en restant réaliste sur ses ambitions, voilà le meilleur moyen de faire du .BZH une réussite.
Wednesday, January 28. 2009
Mathilde Oechsner d'EURid nous a rendu une visite amicale en début de semaine. Mathilde est en charge des relations avec les registrars. Nous discutons souvent mais elle n'avait jamais vu notre siège parisien, situé à deux pas du Printemps, le célèbre grand magasin. L'occasion donc d'y remédier, tout en profitant de la période des soldes 
Nous avons discuté de beaucoup de choses avec Mathilde, et notamment des IDN. Les fameux noms de domaine internationalisés continuent de poser des problèmes d'implémentation à de nombreux registres. Comment les intégrer à l'offre existante ? Les noms de domaine avec accents correspondent-ils à un réel besoin des utilisateurs de l'extension ? Quels caractères spéciaux choisir ?
Cette dernière question est particulièrement pertinente pour une extension couvrant de nombreux pays et donc de nombreuses langues. Faut-il, sur les IDN du .EU, privilégier les accents français ou les caractères spéciaux allemands par exemple ?
Les équipes de développement d'EURid ont déjà répondu à pas mal de ces questions et pourraient sans doute lancer les IDN assez rapidement. Mais le registre préfère prendre le temps de bien faire les choses. Durant la conversation avec Mathilde, nous avons donc appris que les IDN ne sortiraient pas sur le .EU avant le dernier trimestre 2009 au plus tôt, vers septembre ou octobre 2009…
Friday, January 23. 2009
Un enjeu clef pour l'ICANN cette année porte sur les noms internationalisés, ou IDN (Internationalized Domain Names), et plus précisément les extensions IDN. Avant la fin 2009, l'ICANN pourrait autoriser la création d'extensions de ce type à la fois au niveau des "points pays" (ccTLDs) et des génériques (gTLDs).
Lors de la réunion des registrars de Rome, la responsable du programme IDN de l'ICANN Tina Dam est revenue sur la procédure dite "fast track" pour permettre aux pays qui le désirent de demander leur extension nationale en IDN. Il s'agit d'une procédure accélérée pour laquelle sont uniquement éligibles les pays inscrit sur la liste ISO 3166-1 (et le .EU). Pour résumer, ils peuvent demander le nom du pays écrit en caractères locaux, un .CHINE en caractères chinois par exemple.
Depuis l'annonce de cette procédure, plusieurs pays ont contacté l'ICANN pour témoigner de leur intérêt. La France n'en ferait pas partie, ce qui est assez logique puisqu'un .FRANCE n'apporterait rien de plus par rapport à un .FR…
Reste que le Fast Track IDN est, avec le programme des nouveaux gTLDs (pour lequel il a maintenant été confirmé que les IDN seront disponibles dès le lancement du premier cycle), LE grand dossier actuel pour l'ICANN. Un dossier qui divise la communauté ICANN.
Continue reading "Les extensions nationales en IDN dès cet été ?"
Thursday, January 22. 2009
Le calendrier de lancement des nouveaux TLDs est l'un des sujets phares de la conférence des registrars ICANN qui se tient actuellement à Rome. Avec une question : ce calendrier sera-t-il retardé ou pas ?
Sans maîtriser toutes les subtilités de la langue de Shakespeare ou celles de l'ICANN, on pourrait être tenté de répondre oui trop rapidement. En effet, lors d'une discussion sur le sujet aujourd'hui à Rome (où sont organisées quatre journées de réunions registres/registrars cette fin de semaine), le responsable des relations avec les registres de l'ICANN Craig Schwartz, a rappelé à quel point il est important pour l'ICANN de prendre en compte tous les commentaires reçus, ou à venir.
En entendant ça, je lui ai posé directement la question : cela veut-il dire que le calendrier actuel sera retardé ? Pas de réponse complète, mais une possibilité : si la deuxième version du manuel du candidat, prévue pour février, suscite trop de commentaires, une troisième version pourrait être nécessaire. A l'origine, cette troisième version devait être la version finale…
"Pourrait être nécessaire ?" Un membre de l'équipe de l'ICANN ne peut pas se permettre d'être plus précis à ce stade. Pourquoi ? Tout simplement parce que même eux ne savent pas encore quel calendrier sera retenu. "Nous avons en ce moment des réunions quasi quotidiennes sur ces aspects," m'a confié Craig un peu plus tard. "Nous préparons la deuxième version du manuel. Au-delà, très franchement, nous ne savons pas encore ce qui va sortir et quand."
Car au final, c'est probablement le Conseil d'administration de l'ICANN qui va décider. "Un certain nombre de voix se sont élevées pendant la première période d'appel à commentaires pour nous demander de ralentir un peu," m'a rappelé Craig. "Mais d'autres nous ont demandé de ne pas prendre de retard." C'est en jonglant avec ces deux paramètres que l'ICANN continue de peaufiner son programme nouveaux TLDs.
Monday, January 12. 2009
La Sunrise du .TEL se termine le 2 février. Dès le lendemain, l'extension entrera dans une nouvelle phase, la Landrush. Son registre Telnic souhaite aider son réseau de vente, les registrars ICANN, à s'y préparer en leurs rappelant les spécificités du .TEL.
Ainsi avons-nous reçu, chez INDOM, un email déclinant plusieurs façons de mettre en avant la "différence .TEL".
Il y a d'abord l'aspect très égalitaire du processus d'ouverture de l'extension. Depuis quelques années, les ventes aux enchères sont en effet devenues la spécialité des ouvertures d'extensions. Avec une règle simple, les meilleurs noms partaient aux plus offrants. Telnic rappelle assez justement avoir préféré un système "égalitaire" pour le .TEL, où tous ont la même chance d'obtenir les noms disponibles. Et ce dès la phase de Landrush, une sorte de répétition générale pour l'ouverture complète, durant laquelle les noms peuvent être enregistrés sans formalités mais à un tarif plus élevé.
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Friday, January 2. 2009
Vu dans le dernier numéro de "The Economist", magazine économique anglo-saxon de pointe, une demie page de pub sur laquelle je me suis arrêté net ! L'ICANN y présente le programme de création des nouvelles extensions, en indiquant que ce dernier devrait être lancé durant la seconde moitié de 2009 et en invitant les lecteurs du magazine à participer aux divers appels à commentaires prévus pour faire entendre leurs avis et leurs idées.
"L'Internet doit continuer à être aussi diversifié que le sont ses utilisateurs," précise l'ICANN dans cette pub. "Lancer de nouvelles extensions pourrait amener une nouvelle vague d'innovation pour les entreprises et les milliards d'Internautes qui ne parlent pas l'Anglais."
Continue reading "Le coup de pub de l'ICANN"
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