Saturday, February 21. 2009
Le ccNSO est l'organisme qui regroupe les gestionnaires d'extensions nationales au sein de l'ICANN. Avec le GNSO et l'ASO, c'est l'un des trois organismes de soutien au Conseil d'administration. Il s'agit donc d'un élément clef de la structure de l'ICANN.
Surtout lorsqu'on connaît les relations parfois difficiles entre les gestionnaires d'extensions nationales et l'ICANN. Les premiers se considèrent comme souverains sur leur propre territoire, c'est à dire leur extension. Souvent entités étatiques ou relevant de l'autorité de l'état en question, ces gestionnaires (aussi appelés registres) n'ont aucun lien contractuel avec l'ICANN. Pour eux, en avoir serait presque équivalent à se plier à la dictature américaine sur Internet. Il en résulte une place à part dans la constellation ICANN pour les registres de ccTLDs. Ceux qui, comme les membres du GNSO par exemple, sont soit des contributeurs actifs à la vie de l'ICANN soit carrément ont des contrats avec l'ICANN (c'est le cas de registrars comme INDOM), voient parfois d'un mauvais œil la tendance des ccTLDs à vouloir profiter des bienfaits de l'ICANN sans pour autant les financer.
Mais les anciennes querelles et caricatures commencent à être dépassées. L'ICANN est de plus en plus perçu comme un organisme centralisateur pour l'ensemble du nommage Internet. Les gestionnaires d'extensions nationales s'y impliquent depuis plusieurs années avec énergie.
L'annonce envoyée vendredi dernier (le 20 février) par Sabine Dolderer, la patronne du Denic (le registre allemand) à ses registrars accrédités (dont INDOM) aurait donc presque de quoi surprendre. Le .DE rejoint le ccNSO. Comment, il n'y était pas déjà ? La plus importante extension européenne par le volume… ? Le .DE a demandé à devenir membre du ccNSO avec d'autres registres européens, ceux du .IT, .BE, .SI, .LT et .HR. Comme le dit Sabine Dolderer : "Nous pensons qu'une administration des ressources centrales de l'Internet par le secteur industriel concerné et par les membres de ce secteur est la meilleure solution."
Thursday, February 12. 2009
Initiative intéressante pour la prochaine réunion de l'ICANN qui aura lieu à Mexico début mars : un formulaire enligne permettant de poser des questions.
Ces questions seront lues lors des séances de discussion ouvertes appelées "public forum" qui seront d'ailleurs plus longues et plus nombreuses que d'habitude au Mexique. Car lors de la dernière réunion, au Caire, le peu de temps alloué à ces discussions publiques avait été critiqué.
Cette fois, l'ICANN proposera plus de 4 heures de discussion de ce type. "Jamais autant de temps n'avait été réservé à la discussion ouverte depuis la réunion de Vancouver en 2005, où nous étions en plein renouvellement du contrat du .COM et où la question du .XXX était également aux avant-postes," révèle Kieren McCarthy sur le blog de l'ICANN.
Trois sessions de discussion sont planifiées pour Mexico et au moins une sera modérée par Peter Dengate Thrush, le Président du Conseil d'administration de l'ICANN. Le formulaire enligne, appelé "question box" par l'ICANN, donnera donc l'occasion à tous, ceux qui ne pourront être présent à Mexico mais également ceux qui n'ont juste pas envie de se lever pour parler devant tout le monde durant le public forum, de participer et de poser les questions qu'ils souhaitent.
|