Tuesday, March 24. 2009
La décision rendue par l'OMPI sur le nom sap-microsoft.com a de quoi surprendre. Le nom a été enregistré en 2005 par un israélien. En janvier dernier, SAP a lancé un UDRP pour le récupérer, avec l'accord de Microsoft. Le 6 mars, la décision de l'expert unique Tony Willoughby tombe : SAP perd !
En découvrant cette décision dans les alertes UDRP de DomainesInfo, je tombe des nues. Comment est-ce que SAP et Microsoft ont-ils réussi à perdre un UDRP sur un nom de domaine qui ne contient que deux termes : SAP et Microsoft ?
Incrédule, je découvre le texte de la décision rendue par Monsieur Willoughby. Il apparaît en fait que ce dernier accorde au déposant du nom le droit de créer un site d'information pour parler de deux grandes marques, même s'il exploite ces marques sans autorisation. Le fait que SAP ait, dans sa plainte, occulté certains détails de ses correspondances avec le déposant a également fortement joué dans la décision de l'arbitre.
Au final, cette décision va peut-être redonner du baume au cœur à ceux qui considèrent l'UDRP comme une machine à broyer les petites gens face aux grandes marques. Bien sûr, cet aspect un peu Robin des Bois a un côté séduisant. Mais sur le fond, cette décision me semble quand même aller à l'encontre de la jurisprudence établie sur les noms de domaine. J'avoue, voir SAP et Microsoft dépossédés d'un nom qui ne contient que leurs marques me semble quand même difficile à accepter…
Tuesday, March 17. 2009
Je continue d'être étonné par les agissements de certains registres. Prenez celui du .GP (Guadeloupe), qui vient d'annoncer la vente aux enchères du nom F1.GP. J'ai du mal à croire que ce nom ne relève pas de la propriété industrielle du championnat du monde de Formule 1 ou d'une des sociétés du maître de ce championnat, Bernie Ecclestone.
Je me trompe peut-être. Mais si c'est le cas, le fait pour le registre d'inviter des enchères sur ce nom me paraît assez irresponsable. Cela me rappelle l'affaire des enchères sur le .ME, ou des noms de marques connues avaient été achetés à grand frais lors d'enchères, pour ensuite être immédiatement récupérés par les marques en question.
Même si F1.GP est sans conteste un nom attrayant, j'aurais du mal à essayer de l'acheter aux enchères pour ensuite risquer de me le voir confisqué.
Friday, March 6. 2009
L'ex vice président américain souhaite voir le .ECO accepté par l'ICANN. "Je vais travailler aux côtés de Dot Eco LLC pour promouvoir le .ECO," a indiqué Al Gore dans un communiqué publié sur le site Internet de la société derrière le projet .ECO.
J'ai rencontré le PDG de Dot Eco LLC, Fred Krueger, à Mexico dans les couloirs de la réunion ICANN. Sympathique (comment cet américain qui a passé son bac en France et qui parle très bien le français ne pourrait-il pas l'être ? ?) et très motivé, il compte travailler avec la nouvelle société de Anthony Van Couvering (l'homme derrière le projet .NYC) Minds and Machines pour préparer le .ECO.
J'ai quand même un peu de mal à comprendre pourquoi Al Gore préfère le .ECO au .GREEN, autre projet écologique dont le français Sébastien Bachollet est le contact en Europe, mais bon…
Thursday, March 5. 2009
Durant le Public Forum de la réunion ICANN du Mexique, le PDG Paul Twomey a indiqué que le premier cycle d'appel à candidatures pour la création de nouvelles extensions pourrait commencer en février 2010.
Lors de cette discussion publique et ouverte, de nombreuses voix se sont élevées pour demander un timing précis et décrier le flou artistique actuel. Ceux qui ont des projets en cours et qui y ont investi du temps et de l'argent entendent assez logiquement avoir une idée de quand ces projets pourraient aboutir.
En réponse, Paul Twomey a fait deux révélations. "Nous pensons qu'il faudra au minimum 3 version du manuel du candidat, et peut-être même 4 ! Par ailleurs, il ne nous semble pas possible aujourd'hui, compte tenu du volume de questions qu'il nous reste à traiter, de démarrer le premier cycle avant décembre 2009. D'ailleurs, à mon avis, ce cycle pourrait même débuter en février 2010."
Espérons que cette fois, les dates soient respectées et que ce cycle puisse vraiment démarrer en fin d'année ou au tout début 2010. Dans le cas contraire, la crédibilité de l'ICANN risque d'en souffrir.
Wednesday, March 4. 2009
Où en est-on du contrat liant l'ICANN au gouvernement américain, le fameux JPA pour "Joint Project Agreement" ? La question a été posée aujourd'hui, lors d'une discussion entre les registrars et la direction de l'ICANN.
A chaque réunion ICANN, la journée du mardi est réservée pour les collèges ("constituency day" en anglais). Autre tradition, le PDG de l'ICANN Paul Twomey et le Président du Conseil Peter Dengate Thrush viennent pendant une petite heure échanger avec les registrars accrédités ICANN. Ces discussions sont souvent l'occasion d'aborder des sujets de façon informelle, et donc plus libre.
Le constituency day de la réunion du Mexique a eu lieu hier, et la question du statut de l'ICANN a été abordée. L'occasion pour Peter Dengate Thrush de répondre avec passion.
Pour lui, ne pas réussir à "sortir" du JPA (qui expire le 30 septembre 2009) de manière propre serait dangereux. "L'alternative à l'ICANN, c'est une gestion nationalisée de l'Internet," pense Peter Dengate Thrush. "Avec un risque de balkanisation de la racine. Nous avons aujourd'hui l'occasion historique de réussir ensemble l'Internet. Bien sûr que l'ICANN n'est pas l'organisme parfait. Mais il faut réfléchir à quelles sont les autres solutions possibles ? Car sans l'ICANN, on risque très vite de voir une racine américaine, une chinoise et pourquoi pas une européenne… Donc."
Le message du Président est certainement intéressé. Il souhaite voir autant de gens que possible soutenir l'ICANN au moment où la décision finale sur le JPA va être prise. Alors démagogie ou réalisme ? A nous tous de décider.
Wednesday, March 4. 2009
Les projets de création de nouvelles extensions se font de plus en plus nombreux. A Mexico, les discussions en coulisse sont multiples entre les candidats potentiels et l'ICANN pour mieux tâter le terrain.
Encore une fois, ce sont les villes qui semblent les plus dynamiques. Des projets non officiels portant sur un .SEOUL et un .TOKYO viennent s'ajouter à une initiative pour un .FRL. Les deux premiers visent des extensions en IDN uniquement, c'est à dire en caractères locaux (le Kanji, avec deux idéogrammes, pour le .TOKYO), preuve que ce type de projet vise généralement un rôle de service public apporté à la communauté qu'il entend desservir.
D'autres projets plus génériques sont également à l'ordre du jour, comme le .MUSIC, qui aurait déjà reçu plus de 500 000 signatures de soutien sur sa pétition enligne. Mais les villes restent en pointe. L'association DotCities, qui regroupe les projets .PARIS, .BERLIN, .BCN (Barcelone), .HAMBURG et .NYC (New York), a reçu des demandes d'adhésion ou eu des contacts avec les projets pour un .LONDON, .PDX (Portland), .KOLN (Cologne), .BOSTON, .CHICAGO et .BOG (Bogota). Il y aurait également un .TAIPEI en préparation...
Monday, March 2. 2009
La Frise, une province du nord des Pays-Bas, envisage de lancer son extension géographique. Un .FRL (la Frise se dit "Friesland" en néerlandais) qui pourrait néanmoins rencontrer un obstacle de taille : le .FR.
Le nombre de nouvelles extensions en préparation est en forte croissance. Je ne suis à Mexico, pour la 34e réunion de l'ICANN qui s'y déroule cette semaine, que depuis 24 heures et pourtant j'ai déjà entendu parlé de plusieurs projets. Dont ce .FRL.
Mais cette extension pourra-t-elle vraiment voir le jour ? Car pour les nouvelles extensions, l'ICANN tient à éviter tout risque de confusion avec des extensions existantes. Or le .FRL semble très proche du .FR. Trop peut-être. L'algorithme utilisé par l'ICANN pour mesurer les similitudes entre les extensions (similitudes visuelles mais aussi phonétiques) aurait déjà donné un risque de confusion de 61% pour cette extension, ce qui paraît assez élevé.
Néanmoins, cela n'empêchera pas forcément le .FRL d'être accepté par l'ICANN. Surtout si ces créateurs prennent contact avec l'AFNIC avant de soumettre leur candidature pour savoir si le registre français s'y opposerait. A ce stade, il est bien entendu trop tôt pour entamer de telles négociations et je doute que l'AFNIC, qui a bien d'autres chats à fouetter actuellement avec l'appel d'offre sur le .FR, soit prête à se pencher sur un problème de confusion éventuel avec un nouveau TLD.
En attendant, cela fait donc une région du monde de plus qui souhaite son extension, preuve que le programme des nouvelles extensions de l'ICANN répond à un vrai besoin de ce côté là.
Monday, March 2. 2009
Les bloggeurs domainers de l'Internet affirment que le nom toys.com a été acheté par le géant du jouet Toys R Us lors d'une vente aux enchères.
Cinq autres acheteurs potentiels auraient été en lice pour acheter ce nom, ce qui explique certainement son prix de vente extrêmement élevé. Même s'il convient sans aucun doute d'attendre une confirmation officielle de cette vente pour s'en réjouir (pour l'instant, le nom reste affiché comme appartenant à "The Parent Company", une société américaine), elle apparaît néanmoins comme très rassurante pour la santé de l'Internet en ces temps de crise.
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