Monday, November 30. 2009
On croyait que la crise avait frappé de plein fouet des pays comme la Russie. Pas en ce qui concerne les noms de domaine apparemment. Russia.com aurait en effet été vendu USD 1,5 millions la semaine dernière ! De quoi relancer le débat sur les noms géographiques et le fait de savoir si une protection devrait automatiquement leur être accordée pour privilégier les gouvernements nationaux sur l'obtention de ce type de noms… ou s'il faut laisser le marché décider et en fixer la valeur.
Saturday, November 28. 2009
Cette semaine, ma chronique dans le Journal du Net aborde la nouvelle proposition de loi sur l'économie numérique anglaise. Une loi qui semble viser Nominet, le registre britannique, mais qui pourrait avoir des conséquences néfastes pour toutes les entités britanniques exerçant une fonction de registre. Ainsi des sociétés comme Telnic, le registre du .TEL, sont très inquiets et lancent même des pétitions en ligne contre ce projet de loi.
A lire dans le Journal du Net.
Thursday, November 26. 2009
L'idée est intéressante : splitter une page de recherche Google en 4 parties pour permettre d'effectuer 4 recherches différentes en même temps. Tout utilisateur de Mac ne peut qu'être sensible à un principe arborant une philosophie aussi proche (pour ceux qui ne connaissent pas l'exposé du système Apple, je vous conseille d'essayer).
Une idée intéressante également car elle passe par l'exploitation d'un nom de domaine atypiqe : googlegooglegooglegoogle.com (les auteurs du site le surnomment Goog4) !
Idée intéressante enfin, car elle ne provient pas de Google (d'après le moteur de recherche INDOM, le nom est enregistré au travers d'un registrar allemand par un certain Alex Sowieja). Cas évident de cybersquatting donc ?
Wednesday, November 25. 2009
Après deux brèves et un article complet dans Les Echos la semaine dernière, Le Figaro parle de mon élection à la vice présidence du GNSO aujourd'hui, dans la rubrique "Les Décideurs".
Tuesday, November 24. 2009
L'Angleterre planche actuellement sur un dispositif légal proche dans son principe général de notre loi sur l'économie numérique. Baptisée "Digital Economy Bill", la proposition de loi en discussion porte notamment sur les services TV, radio et Internet.
Plus spécifiquement en ce qui concerne l'Internet, le projet de loi se penche sur la fonction de registre. Et le législateur de prévoir la prise de contrôle d'un registre par un directeur nommé par l'état en cas de défaillance du registre.
Le texte de loi rentre bien entendu plus de le détail de ce qui représente une défaillance de registre. Reste que s'il est voté, ce projet de loi pourrait mettre une sacrée épée de Damoclès au-dessus des registre existants… et à venir… qui souhaiteraient s'installer en Angleterre.
Nominet, le gestionnaire du .CO.UK, est bien entendu le premier concerné. Mais d'autres registres existants comme CentralNic ou Telnic (.TEL) ne tomberaient-ils pas également sous le coup de cette loi ? Et quid des entités britanniques visant un nouveau gTLD ?
Si l'on peut considérer comme normal de voir l'état exercer un droit de regard aussi important sur des entités jouissant d'un monopole sur la gestion d'une ressource nationale, en est-il de même pour des initiatives privées portant sur des nouveaux gTLDs ? Et cette loi risque-t-elle de faire fuir d'Angleterre les registres potentiels ? A suivre.
Monday, November 23. 2009
La période d'appel à commentaires sur la 3e version du manuel du candidat (Draft Applicant Guidebook version 3 ou DAGv3) s'est terminée hier (le 22 novembre). INDOM a soumis un commentaire en insistant sur le besoin, pour l'ICANN, de s'engager à ouvrir le premier cycle d'appel à candidatures en 2010.
Nous pensons en effet qu'il est grand temps de dépasser les questionnements existentiels sur les points de détail d'un programme en gestation depuis maintenant plus de 3 ans. Le calendrier d'ouverture a déjà été repoussé maintes fois par l'ICANN. A chaque fois, le résultat est très perturbateur pour les candidats potentiels, ceux à qui l'ICANN a dit dès juin 2008 que dans quelques mois ils pourraient postuler, ceux qui essayent depuis de construire des projets solides bien structurés et bien financés, ceux qui ont des actionnaires ou des clients à qui il faut rendre des comptes.
L'ICANN doit s'engager ! Son mode de fonctionnement actuel consistant à ne fixer aucune date et à attendre une éventuelle résolution de tous les problèmes ne peut donner de résultats. Il faut une date d'ouverture définitive. Un point irrévocable dans le temps. Et ensuite charge à l'ICANN et la communauté de travailler pour atteindre cet objectif. La crédibilité du programme des nouvelles extensions, et peut-être de l'ICANN, en dépend.
Lire le commentaire INDOM.
Monday, November 16. 2009
A l'occasion de la 4e réunion de l'IGF (Internet Governance Forum) qui se déroule actuellement à Sharm El Sheikh en Egypte, le ministre des télécommunications Tarek Kamel a annoncé la création prochaine d'un .EGYPTE en version arabique. Prononcé ".MISR" ce .??? sera lancé dans le cadre du programme de création des extensions nationales (ccTLDs) en IDN, ouvert officiellement aujourd'hui par l'ICANN.
Rod Beckstrom, le PDG de l'ICANN, a d'ailleurs indiqué que 6 pays avaient déjà déposé une demande de ccTLD en IDN depuis ce matin. "Plus de la moitié des Internautes dans le monde n'ont pas l'alphabet latin comme standard," a-t-il précisé. "Cette ouverture aux IDNs vise à rentre l'Internet encore plus accessible au niveau planétaire."
D'après l'ICANN, une fois le travail de validation effectué, les premières nouvelles extensions nationales en caractères non latins devraient voir le jour courant 2010.
Friday, November 13. 2009
Monday, November 9. 2009
A l'issue de la réunion ICANN de Séoul, le Conseil d'administration a adopté une résolution visant à étudier un programme d'expressions d'intérêt (un système de pré-réservations en quelque sorte), pour les nouvelles extensions.
Cette résolution, mise sur pied très peu de temps avant la réunion du Conseil, résulte d'une proposition soumise par certains de ceux qui sont lassés d'attendre la sortie des nouvelles extensions et de voir les retards de calendrier s'accumuler. Au lieu de maugréer, ils ont décidé d'agir et de proposer des idées concrètes. De réunions officieuses en discussions et séances de brainstorming, ces idées ont pris forme durant la semaine de Séoul. Lorsqu'il en a pris connaissance, Peter Dengate Thrush, le Président du Conseil, a fortement apprécié la démarche et l'attitude et a donc insisté pour que la résolution soit ajoutée à l'ordre du jour dès la réunion de Séoul.
Depuis, un groupe de travail s'est formé autour de ce sujet. Son but est de faire adopter le principe des expressions d'intérêt dès la prochaine réunion de l'ICANN, en mars 2010.
Soumettre une expression d'intérêt serait payant. Cette "taxe" versée à un tiers séquestre (et non directement à l'ICANN) ne serait pas forcément remboursable, de manière à éviter les demandes farfelues. Puis, au moment où le programme de création des nouvelles extensions serait vraiment lancé, le montant déjà versé serait déduit de la taxe ICANN.
Pourquoi un tel système ? Pour les déposants, c'est un moyen de "prendre place" officiellement dans le dispositif de création des nouvelles extensions, de rassurer d'éventuels investisseurs (ou clients), mais aussi de connaître des concurrents éventuels pouvant viser la même extension. Pour l'ICANN, c'est la possibilité d'avoir une idée plus précise du nombre de dossiers à envisager afin de mieux dimensionner les systèmes et les équipes en charge de la réception et du traitement des demandes.
Monday, November 9. 2009
L'ouverture des extensions aux caractères non latins fut sans aucun doute l'un des principaux évènements de la réunion ICANN de Séoul, fin octobre. Je reviens dessus dans le cadre de ma tribune Journal du Net, intitulée "La fin de l'empire latin", à lire ici.
Friday, November 6. 2009
Le gestionnaire (registre) de l'extension de Singapour, SGNIC, annonce le lancement prochain de noms de domaine en caractères chinois. Dès janvier 2010 (pour les détenteurs de marques) il sera possible d'enregistrer des noms comme ??.sg, ??.com.sg.
Cette opération ne s'inscrit donc pas dans le cadre du programme d'ouverture des extensions en IDN validé par le Conseil d'administration de l'ICANN lors de sa récente réunion de Séoul. En effet, il est ici uniquement question d'autoriser les caractères chinois à la gauche du point, l'extension restant en ASCII. Lancer les IDNs au 2e niveau de la sorte est une décision qui relève uniquement du registre de l'extension en question. Contrairement au lancement d'une extension IDN, qui requiert l'inscription de ladite extension dans la racine est donc l'aval de l'ICANN, chaque pays est libre de faire ce qu'il vaut au 2e niveau.
Pour la zone de Singapour, ce sont d'abord les entités gouvernementales locales qui vont pouvoir postuler, et ce du 23 novembre au 31 décembre.
Ensuite s'ouvrira une période prioritaire (en deux phases) pour les détenteurs de marques, du 7 janvier au 6 mai 2010.
Enfin l'ouverture générale aura lieu à partir du 10 juin 2010.
Pour plus d'informations ou pour réserver un .SG en caractères chinois, contactez nos équipes spécialisées.
Sunday, November 1. 2009
La 36e réunion de l'ICANN vient de s'achever. Alors après une semaine de réunions et de discussions intenses à Séoul, en Corée, où en sont les nouvelles extensions ?
Jamais auparavant le courant d'impatience ne s'était-il fait autant sentir. Une industrie entière s'est créée autour du programme de création des nouvelles extensions (gTLDs) lancé par l'ICANN en juin 2008. Registres et registrars sont bien entendu au cœur de plusieurs projets. Mais de nombreux acteurs qui n'existaient même pas il y a 2 ans sont maintenant des participants réguliers aux réunions de l'ICANN. Il n'y a qu'à regarder les exposants dans le hall d'accueil pour s'en convaincre : tous, ou presque, proposent des services autour des nouveaux gTLDs.
Les nouvelles extensions se feront
Or derrière chaque projet, chaque société, il y a des actionnaires et des clients. Et ils en ont marre d'attendre un calendrier précis de l'ICANN pour le lancement (dorénavant, le régulateur se refuse même à avancer une date). Ainsi dès le début de la semaine, le "staff" de l'ICANN a été harangué dans les réunions. "Arrêtez de vous perdre dans les détails du manuel du candidat et donnez-nous une date," fut le message qui leur a été envoyé. "Même si c'est un lancement dans 3 ans, fixez au moins la date qu'on puisse donner un calendrier précis à nos clients."
Sans aucun doute, l'équipe et la direction de l'ICANN ont entendu le message. Première réponse, un engagement ferme vis-à-vis du programme en lui-même. Oui, les nouvelles extensions vont sortir ! C'est bien, mais quand ? Pour aider l'ICANN à répondre à cette question, deux initiatives se préparent en coulisses.
Continue reading "Lassé d'attendre !"
Sunday, November 1. 2009
En ce qui concerne les extensions génériques (gTLDs), c'est à dire le .COM mais également toutes les nouvelles extensions qui verront bientôt le jour sur Internet comme le .PARIS par exemple, c'est le GNSO qui fixe les règles.
Cette entité regroupe toutes les parties prenantes susceptibles d'être concernées par les gTLDs dans deux chambres. La première est réservée aux entités ayant un contrat avec l'ICANN, c'est à dire les registres et les registrars. Dans la seconde on trouve les FAI, les avocats, les utilisateurs commerciaux (entreprises) et non commerciaux (particuliers par exemple).
A la tête du GNSO, son Conseil est l'organe décisionnel. Ses 22 membres ont donc une sacrée responsabilité : s'assurer du meilleur fonctionnement possible pour les gTLDs de l'Internet ! Du Whois aux devoirs des registrars vis-à-vis de leurs clients en passant par l'élaboration du programme des nouvelles extensions, le Conseil du GNSO se penche sur tous les aspects des extensions génériques.
A Séoul, la présidence de ce Conseil a été renouvelée. Chuck Gomes, un américain et le représentant des registres, a été élu président. Pour l'assister, chaque chambre a nommé un vice-président. Olga Cavalli, une argentine et la représentante des utilisateurs, a été nommée vice-présidente par intérim par la chambre "non contractés". J'ai été nommé vice-président définitif par la chambre des "contractés". Avoir un français à ce niveau du GNSO est une première. Ces trois mandats sont pour une année, et représente autant de travail que de responsabilités pour les trois personnes qui vont, sur les 12 mois à venir, tenter de faire en sorte que le Conseil du GNSO puisse être le plus productif possible.
Sunday, November 1. 2009
Les nouvelles extensions arrivent ! Peut-être pas celles qui monopolisent les gros titres chez nous depuis de nombreux mois, mais ces extensions là sont néanmoins très attendues. Il s'agit bien entendu des ccTLDs IDN. Derrière le jargon (en décodé : country code Top Level Domain Internationalized Domain Names), la possibilité pour des millions d'Internautes de part le monde d'utiliser l'Internet dans leur langue et leur alphabet, nom de domaine inclus.
Car avec le déploiement des IDN, de la Chine à la Russie en passant par les pays arabes, tout un monde d'Internautes n'aura plus l'obligation de connaître le moindre signe latin pour pouvoir surfer. Imaginez-vous un Internet inventé par les chinois au lieu des américains, avec des noms de domaine en caractères mandarins, et vous commencez à comprendre pourquoi, dans tous ces pays, la mise en service des IDN est vécue comme un véritable événement. Jusqu'à faire parler d'elle sur CNN Asie, au travers d'un reportage spécial avec interview de Rod Beckstrom (PDG de l'ICANN) et de Tina Dam (directrice du programme IDN).
Le lancement des IDN est maintenant concret. A Séoul, le Conseil d'administration a voté leur déploiement dès le 16 novembre prochain. L'ICANN n'a donc rien perdu de son sens de l'à-propos, finalisant son programme IDN dans le pays le plus connecté du monde. Un pays à l'alphabet non latin bien sûr !
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