Friday, January 29. 2010
Il est décidément très difficile d'y voir clair sur le .CN actuellement.
Les dernières rumeurs en provenance de l'empire du milieu (notamment véhiculées par un article de la presse chinoise) faisant état d'un possible retour en arrière des autorités sur l'interdiction pour les particuliers d'enregistrer un .CN, INDOM s'est renseigné auprès du registre.
"Il y a une petite confusion dans l'article de presse en question," nous a répondu notre contact du CNNIC. "L'annonce que nous avons faite ne concernait que les propriétaires de noms existants et ne portait pas sur les nouveaux enregistrements. Les particuliers déjà propriétaires de noms pourront les garder. Quant à savoir si les particuliers pourront à nouveau enregistrer des noms, il faut attendre un éventuel accord de l'administration."
Alors, particuliers OK ou non ? Registrars étrangers OK ou non ? L'incertitude reste de mise…
Sunday, January 24. 2010
Le Conseil d'administration de l'ICANN a décidé de maintenir la réunion de Nairobi, malgré les inquiétudes de certains participants quant aux éventuels risques sécuritaires.
On ne peut que se féliciter de cette décision, prise à l'issue d'une réunion spéciale vendredi dernier, permettant de ne pas tourner le dos au Kenya et aussi, certainement, d'impliquer davantage les pays d'Afrique dans les questions de gouvernance de l'Internet.
La réunion de Nairobi aura lieu du 7 au 12 mars prochain.
Sunday, January 24. 2010
Dans ma tribune sur le Journal du Net cette semaine, retour sur les évènements récents liés au .CN et aux changements de règles inattendus opérés par la Chine sur son extension nationale. Cette tribune est à lire ici.
Friday, January 22. 2010
L'Arabie Saoudite, l'Egypte, la Russie et les Emirats Arabes Unis. Ces 4 pays lanceront bientôt de nouvelles extensions. Des extensions nationales en caractères non latins, aussi appelées IDN ccTLD (pour Internationalised Domain Name, country code Top Level Domain).
Ces pays ont été les plus prompts à participer au programme de création d'extensions nationales en caractères non latins initié par l'ICANN le 16 novembre 2009. Un pays candidat à une extension de ce type doit passer 3 phases : 1) préparation de son dossier, 2) validation du dossier par l'ICANN et 3) mise en service de l'extension ("string délégation" en anglais).
Les 4 pays en question en sont aujourd'hui à la phase 3. Sachant qu'un pays peut demander, en plus de l'extension principale, des "variantes" (pour respecter, par exemple, les différentes façon d'écrire le nom d'un pays si ce dernier compte plusieurs alphabets comme c'est le cas en Chine ou dans certains pays arabes), ce sont en fait 7 nouvelles extensions qui pourraient bientôt s'ouvrir.
L'Arabie Saoudite a demandé ????????en extension principale et ???????? – ???????? – ???????? en variantes (toutes veulent dire " AlSaudiah" en arabe).
L'Egypte a demandé ??? ("Egypte" en arabe).
Les Emirats ont demandé ?????? ("Emarat" en arabe).
La Russie a demandé ?? ("RF" en cyrillique (pour "Russian Federation").
Aucune date de lancement n'est encore annoncée pour ces extensions. C'est maintenant à chaque pays de décider d'un programme d'ouverture pour ces zones.
En tout, l'ICANN a reçu 16 demandes de création d'extensions en IDN. Ces demandes portent sur 8 langues différentes. Les demandes autres que celles mentionnées ci-dessus sont toujours en phase 2 (évaluation par l'ICANN).
Thursday, January 21. 2010
Marrant, je ne tombe sur cette vidéo que maintenant. Elle a été réalisée par l'équipe de 01 NET lors de la réunion ICANN de Paris, en juin 2008. J'y suis interviewé, tout comme Bertrand de la Chapelle, le Délégué Spécial pour la Société de l'Information au Ministère des Affaires Etrangères, ou encore Adrian Kinderis, patron de la société australienne Aus Registry et également membre du Conseil du GNSO puisqu'il y est élu, tout comme moi, par le collège des registrars de l'ICANN...
Wednesday, January 20. 2010
Cette question, aussi surréaliste qu'elle puisse paraître à prime abord, est en train d'être sérieusement considérée par l'ICANN.
Afin de comprendre pourquoi la question se pose, il faut peut-être rapidement rappeler l'énorme machine qu'est l'organisation d'une réunion ICANN et de ses 2 000 participants potentiels. Des budgets frôlant les 2 millions de dollars (USD 1,992 millions pour Seoul), une équipe entière dédiée à la réunion, de multiples visites préalables des villes candidates et des sites possibles pour tenir la réunion, et des participants du monde entier qu'il faut souvent aider et guider…
Au sein même de chaque structure de soutien, c'est également un sacré challenge. Prenons l'exemple du GNSO. En tant que vice président de cette structure, je supervise pour Nairobi la mise en place du programme du Conseil du GNSO pour l'intégralité de la semaine de réunion. Un travail effectué en collaboration avec les membres du Staff de l'ICANN dédié au GNSO, les membres du Conseil eux-mêmes, les présidents des groupes de travail et des groupes de réflexion montés par le GNSO… et les représentants d'autres structures de soutien comme le ccNSO (les extensions nationales) et le GAC (les gouvernements).
Ramené à l'échelle de l'ICANN dans son intégralité, le volume de travail est tel que la préparation d'une réunion commence souvent avant même la fin de la précédente.
Pour faire dérailler ce processus, il faut donc une raison très importante. Comme la sécurité des participants par exemple. Sur ce plan, pour diverses raisons, Nairobi inquiète. Une inquiétude qui a grandi à l'ICANN ces dernières semaines, au point de verser dans une sorte de psychose. Car y a-t-il vraiment plus de risque à aller au Kenya qu'en Egypte ou au Mexique, deux pays où l'ICANN a récemment tenu réunion ? L'ICANN doit-elle s'inquiéter quand des organisations comme l'OMC arrivent, dans des conditions de tension beaucoup plus grandes, à tenir leurs réunions ? Et n'est-ce pas le mauvais signal à envoyer que de refuser d'aller au Kenya, qui n'est quand même pas l'Afghanistan, pour une organisation comme l'ICANN qui se veut mondiale ? D'ailleurs, les hésitations de l'ICANN énervent visiblement les kenyans…
Le Conseil d'administration de l'ICANN se réuni vendredi (22 janvier). A priori, à l'issu de cette réunion, nous saurons si Nairobi est maintenu ou non. Et si l'annulation est votée, quelles mesures de substitution seront mises en place.
Tuesday, January 19. 2010
J'étais aujourd'hui invité à la Conciergerie, dans le 1er arrondissement de Paris, lieu choisi par Nathalie Kosciusko-Morizet pour présenter ses vœux pour que "2010 soit une année numérique".
La Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique s'est félicitée de l'importance accordée par le Président Sarkozy au numérique. Une importance concrétisée par la part conséquente du Grand Emprunt qui sera allouée à ce secteur. "On dit souvent que l'argent rend les hommes sexy, et bien je peux vous confirmer que c'est aussi le cas pour les femmes," a blagué NKM, en expliquant que depuis l'annonce de l'attribution de ces fonds, son cabinet était "très populaire".
Présent à ces vœux, Pierre Bonis, Conseiller Technique de NKM et grand expert des questions de gouvernance Internet puisqu'il travaillait auparavant sur ces questions pour l'Afnic. Pierre m'a confirmé la volonté affichée par NKM de voir le dossier des nouvelles extensions aboutir dès que possible. "Nous avons récemment rencontré Rod Beckstrom (PDG de l'ICANN) et la Ministre lui a clairement indiqué que de nombreux acteurs français étaient en attente du lancement de ce programme pour concrétiser des projets," m'a indiqué Pierre.
Bravo à lui et Mme Kosciusko-Morizet pour cette action auprès de l'ICANN. Il est important de maintenir la pression sur le régulateur de l'Internet pour mettre fin aux retards et enfin laisser entreprises, régions, villes et autres organismes français passer à la phase de réalisation de leurs projets d'extension personnalisées.
Tuesday, January 19. 2010
Après avoir, en l'espace d'un petit mois, complètement fermée l'extension nationale la plus ouverte et la plus prolifique du monde, les autorités chinoises semblent maintenant décidées à faire tourner les propriétaires de .CN en bourrique.
D'après cet article du China Daily, le CNNIC serait sur le point d'ouvrir à nouveau le .CN aux particuliers !
Info ou intox ? En attendant sa vérification par l'équipe "relations registres" d'INDOM, la situation chinoise reste à notre connaissance celle d'une extension fermée aux particuliers et aux étrangers, sur laquelle les registrars étrangers n'ont plus le droit de déposer de nouveaux noms.
Pour l'instant, le CNNIC ne confirme pas de demi-tour imminent sur des règles entrées en vigueur depuis le 14 décembre dernier seulement…
Friday, January 15. 2010
Comme chaque fois que le monde est frappé par un désastre majeur, certains ne pensent qu'à en profiter. Ainsi le FBI américain a tiré la sonnette d'alarme autour de faux sites ou de faux messages sollicitant une aide pour les victimes du tremblement de terre en Haïti. L'Associated Press a signalé plus de 400 enregistrements de noms de domaine contenant le mot "Haïti" associé à "victims", "earthquake" et d'autres termes anglo-saxons liés à cette catastrophe. Si tous ces noms ne sont bien entendu pas des tentatives d'arnaques, "un certain nombre" serait suspect en menant notamment vers des sites proposant des boutons clikables pour effectuer immédiatement un don.
Wednesday, January 13. 2010
Le Journal du Net a publié hier une interview de mon associé Pierre Berecz, dans laquelle il met en exergue les dangers pour le Net de dictatures comme celle de Google, et le potentiel que représentent les nouvelles extensions pour combattre ces dictatures.
Cette interview est à lire ici.
Wednesday, January 13. 2010
Dans ma tribune sur le Journal du Net cette semaine, un point sur la proposition d'expressions d'intérêt, proposition actuellement à l'étude et visant à accélérer le lancement des nouvelles extensions sur Internet.
La tribune est à lire ici.
Tuesday, January 12. 2010
Mais que fait la Chine ? En seulement quelques semaines, le .CN est passé d'une zone ouverte à tous à un espace complètement fermé, duquel les étrangers sont exclus ! Une situation sans précédent sur Internet.
Le 14 décembre, le registre chinois annonçait de nouvelles règles pour l'enregistrement de noms de domaine en .CN. Dorénavant, les particuliers seraient interdits et les sociétés feraient face à des contrôles lourds avant acceptation de toute demande d'enregistrement. La raison invoquée : limiter les abus de type sites à caractères pornographique.
Depuis, c'est la pagaille. Soit le registre chinois CNNIC ne donne pas d'informations, soit il les donne de manière parcellaire et plutôt "la veille pour le lendemain". Ainsi, quelques jours plus tard, il annonçait interdire (temporairement) les registrars étrangers ! Des bureaux d'enregistrement pourtant dûment accrédités et travaillant depuis des années avec Neustar, la société américaine engagée par la Chine pour structurer la partie non chinoise de la gestion du .CN (et donc gérer le réseau des registrars étrangers).
Certains registrars étrangers ont immédiatement annoncé à leurs clients qu'ils pourraient continuer à leur proposer des .CN en passant par un partenaire chinois. Interrogé par INDOM sur ce qui ressemble fort à un contournement des règles, le CNNIC a répondu de manière très ferme que les enregistrements par des étrangers étaient dorénavant interdits et que tout contrevenant s'exposait à des pénalités ! Sans d'ailleurs nous préciser qui serait pénalisé (le registrar ou le propriétaire du nom) et de quelle manière…
Pour l'instant, la prudence s'impose donc. Le CNNIC multiplie les annonces incomplètes ou même contradictoires. Les bureaux d'enregistrement chinois eux-mêmes ne savent plus à quel saint se vouer. Une situation délétère pour l'image du .CN.
Vouloir instaurer des gardes fous pour éviter les noms de domaine abusifs est une chose. Inverser en quelques jours une stratégie construite sur plusieurs années en est une autre (depuis son ouverture au début des années 2000, le .CN s'était lancé dans une course aux enregistrements qui lui avait permis en 2009, avec 13 millions de noms, de devenir la 1e extension nationale du monde en terme de volume). Surtout quand on donne l'impression que tout se fait au bon vouloir d'un gouvernement central qui se moque bien des effets de ses décisions.
Monday, January 4. 2010
2009 a été une année clef pour les registrars ICANN. Un nouveau contrat a en effet été négocié avec l'ICANN, les tractations, aussi longues que complexes, ayant abouties mi 2009.
Comme l'a souligné le PDG de l'ICANN Rod Beckstrom dans ses vœux de fin d'année, le nouveau contrat comporte des mesures de protections accrues pour les propriétaires de noms de domaine. Il y a notamment des dispositions plus strictes sur la sauvegarde des données, ou encore sur le fait de ne pas pouvoir supprimer ou renouveler un nom sans avoir au préalable notifié son propriétaire. Un ensemble de mesure visant à responsabiliser d'avantage les registrars.
Bien entendu, de nombreux registrars sont déjà très responsables. A n'en pas douter, les clients INDOM lecteurs de ce blog seront même étonnés d'apprendre que ce type de dispositions n'était pas déjà gravé dans le marbre, puisqu'elles font partie du niveau de service dont ils jouissent depuis des années.
Mais avec environ mille registrars accrédités ICANN dans le monde, le niveau est forcément très disparate. C'est donc dans le but d'homogénéifier au maximum les prestations de base (au-delà, libre à chaque registrar de se démarquer par sa propre philosophie et services) que ce contrat a été accepté par le groupe représentant les registrars au sein de l'ICANN (Registrars StakeHolder Group ou RrSG). Ce dernier a ensuite donné instructions à ses trois représentants au Conseil du GNSO (un Australien, un Américain et moi-même) de négocier dans ce sens. Résultat, un accord a été trouvé à Sydney, en juin 2009.
Alors que rien ne les y obligeait jusqu'à l'expiration de leur actuel contrat, de nombreux registrars (dont INDOM) ont immédiatement signé le nouveau contrat. Ils sont d'ailleurs identifiés sur le site de l'ICANN par un label spécial.
Un grand pas a donc été franchi. Pour autant, certains souhaitent déjà relancer les négociations sur une "nouvelle" nouvelle version du contrat ! Ce travail a même déjà été entamé par le biais d'un groupe de travail dédié au sein du GNSO. Un travail qui peut néanmoins paraître superflu, puisque l'ancien "nouveau" contrat, celui de 2009, court déjà sur 5 ans pour ceux qui l'ont signé. Au minimum, les premières signataires n'auront donc pas obligation de signer un autre contrat avant 2014.
Sachant que les ressources de l'ICANN sont déjà dispersées sur un nombre impressionnant de projets, tous sont lancés en même temps sans qu'aucun ne puisse aboutir, est-ce vraiment utile de relancer un travail qui vient d'être achevé ? Pourquoi ne pas plutôt se concentrer sur les sujets brûlants du moment, comme les nouvelles extension par exemple ? Cela s'appelle la "priorisation". Tiens, comme par hasard, c'est aussi un chantier sur lequel l'ICANN entend travailler en 2010…
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