Friday, February 26. 2010
Les chiffres d'enregistrements de noms de domaine Internet pour le dernier trimestre 2009 viennent d'être publiés. La croissance reste de mise, puisqu'il y avait au 31 décembre 2009 un total de 192 millions de noms enregistrés dans le monde, dont plus de 80 millions de .COM.
11 millions de noms ont été enregistrés sur les seuls trois derniers mois de l'année 2009. L'augmentation est de 2% par rapport au trimestre précédent, et de 8% sur un an.
Les extensions nationales totalisent 78,6 millions de noms. Jusqu'à fin décembre, le .CN était la plus populaire de ces extensions devant le .DE, le .UK, le .NL et le .EU. Mais ce classement fermé au 31 décembre ne prend pas en compte les nouvelles restrictions imposées par le gouvernement chinois sur le .CN.
Lorsqu'ils seront publiés, les chiffres du premier trimestre 2010 pourraient donc montrer une perte de vitesse du .CN. Une tendance peut-être déjà entamée en cette fin d'année 2009, puisque le taux de croissance du .CN a en fait baissé de 1% par rapport à la même période un an plus tôt. Alors même que des extensions comme le .DE ou le .UK affichaient des augmentations de 7 et 11% de leurs taux de croissance.
La santé du secteur reste donc bonne. Et une nouvelle étape devrait être franchie sur le premier trimestre 2010, avec l'enregistrement du 200 millionième nom de domaine. Tout au symbole, au moment où l'Internet fête les 25 ans du .COM. Le premier .COM, symbolics.com, fut en effet enregistré le 15 mars 1985.
Wednesday, February 24. 2010
Dans l'affaire du .XXX, l'ICANN vient d'être jugé coupable de comportement injuste envers le candidat à la création de cette extension dédiée à la pornographie, ICM Registry.
Cette décision a été rendue par le panel d'arbitrage indépendant de l'ICANN. C'est la première fois que ce service est utilisé et ce dossier était perçu comme un test de son sérieux. Et de la volonté de l'ICANN de se soumettre à de vraies analyses indépendantes lorsque ses décisions sont contestées.
Or peu le furent autant que le .XXX. Cette extension demandée dans le cadre de l'appel à candidatures de 2003 (celui qui a également vu la création d'extensions comme le .ASIA, le .MOBI ou le .TEL), validée par le Conseil d'administration de l'ICANN, puis bloquée par l'administration américaine (la seule fois, sous l'ancien système qui donnait un droit de véto direct au gouvernement des Etats-Unis, que ce droit a été utilisé de manière aussi flagrante). Sous l'impulsion du PDG de l'ICANN de l'époque, Paul Twomey, et du Président du Conseil Vint Cerf, l'ICANN était alors revenu sur sa décision et avait retiré le feu vert accordé au .XXX.
Fort logiquement, le panel a considéré le comportement de l'ICANN dans cette affaire comme ni juste, ni indépendant, ni objectif. Concrètement, cette décision va amener l'ICANN à devoir couvrir l'intégralité des USD 473 744,91 de frais de procédure. Mais au-delà, son Conseil d'administration va maintenant devoir revoir la décision prise en 2007 de bloquer le .XXX.
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Wednesday, February 24. 2010
Le nom sex.com est l'un des plus célèbres de l'Internet. Enregistré puis volé à son propriétaire légitime et récupéré lorsque le voleur fut retrouvé par les autorités américaines après une cavale au Mexique, le nom aurait ensuite été racheté par son actuel propriétaire Escom LLC pour la somme (non confirmée) de USD 14 millions.
Une somme que la société en question n'a semble-t-il pas pu payer, puisque le nom est aujourd'hui proposé à la vente aux enchères pour lui permettre d'honorer ses dettes.
Les enchères auront lieu le 18 mars prochain, à New York. Pour participer, il faudra d'abord s'acquitter d'un chèque de caution de USD 1 million à l'ordre du gestionnaire de l'enchère.
Les spécialistes du second marché des noms de domaine ne s'attendent pas à une vente record cette fois-ci, la crise étant passée par là. De plus, le nom est actuellement sous-exploité et pointe vers un portail de liens vers des horoscopes ou des nouvelles en ligne. Il attirerait 120 000 visiteurs par mois. Mais gageons que ce trafic pourrait certainement être considérablement augmenté si un nouveau propriétaire souhaitait vraiment développer le formidable potentiel de sex.com comme identifiant unique, et très parlant, sur Internet.
Tuesday, February 23. 2010
Sheikh Hasina, premier ministre du Bangladesh, a officiellement demandé à l'ICANN son extension en bengali, la langue du pays.
Cette demande est effectuée dans le cadre du programme accéléré de création d'extensions nationales en caractères non latin, ou IDN ccTLD fast-track, lancé par l'ICANN le 16 novembre 2009.
Le Bangladesh aurait demandé plusieurs versions de son extension. Le programme de l'ICANN autorise en effet les pays à ouvrir plusieurs versions d'une même extension (des "variantes") lorsqu'il existe plusieurs façons d'écrire le nom du pays dans la langue locale. La demande porterait donc sur une extension primaire, et 4 versions variantes.
Pour le Bangladesh le but et de favoriser l'accès à Internet pour les quelques 300 millions de personnes dans le monde (dont plus de la moitié réside au Bangladesh directement) qui parlent le bengali.
Le Bengladesh rejoint ainsi les 17 pays ayant fait une demande à l'ICANN. Le régulateur n'a d'ailleurs confirmé que 4 de ces candidatures – celles qui sont en phase finale de validation. Les autres resteront confidentielles tant qu'elles n'auront pas atteint le stade de la validation finale.
Friday, February 19. 2010
Dans ma tribune Journal Du Net cette semaine, coup d'oeil sur le sommet de l'ICANN à Nairobi et de manière plus générale, sur le fonctionnement de ces réunions et pourquoi elles sont importantes pour la gouvernance et le développement de l'Internet. La tribune est à lire ici.
Tuesday, February 16. 2010
L'ICANN publie aujourd'hui plusieurs documents sur les méthodes de protection des droits qui seront proposées dans le cadre du programme de création des nouvelles extensions.
Ces documents couvrent les différents dispositifs étudiés dans le cadre des groupes de travail juridiques montés en 2009 : Uniform Rapid Suspension (URS), TM Clearinghouse, Post Delegation Dispute Resolution Procedure (PDDRP) et Registry Restrictions Dispute Resolution Procedure (RRDRP).
Des documents sur les extensions en caractères non latins (IDN) sont également proposés.
Les analyses des récents appels à commentaires de l'ICANN sont aussi publiées, dont celle sur le système d'expressions d'intérêt (EOI) qui sera examiné par le Conseil d'administration à Nairobi et peut-être même adopté.
Ces documents seront discutés à Nairobi et, comme je l'avais annoncé il y a quelques temps, seront certainement intégrés dans la prochaine version du manuel du candidat, le DAGv4 (Draft Applicant Guidebook version 4) qui sera publiée juste avant la réunion ICANN suivante, prévue à Bruxelles en juin.
Friday, February 12. 2010
Le régulateur de l'Internet joue la transparence. L'ICANN publie un rapport sur les salaires des principaux membres de l'équipe de direction.
On y apprend donc que Rod Beckstrom, PDG depuis le 1er juillet 2009 et engagé pour un contrat initial de 3 ans, gagne USD 750 000 par an, plus un bonus pouvant aller jusqu'à USD 195 000 (plus mutuelle et autres avantages sociaux habituels).
Doug Brent, le directeur général, gagne USD 270 000 par an, plus USD 24 000 de remboursements de frais d'habitation, plus un bonus pouvant aller jusqu'à 48% de son salaire de base.
John Jeffrey, le directeur juridique, a un salaire annuel de base de USD 230 000 avec un bonus pouvant aller jusqu'à 30% de son salaire.
Quant à Kurt Pritz, le responsable du programme de création des nouvelles extensions, son salaire annuel est de USD 245 000, avec un bonus allant jusqu'à 30% de ce salaire.
Il faut certainement s'attendre à voir des voix critiques s'élever devant ces salaires importants. Moi, j'ai envie de dire bravo à l'ICANN pour avoir oser la transparence. Et j'avoue que face aux salaires de certains dirigeants d'entreprise, ceux de l'équipe de direction de l'ICANN ne me choquent pas.
Ces gens là sont en charge de la coordination technique d'une ressource mondiale qui génère des millions chaque jour et permet à d'innombrables industries de fonctionner, sans parler de tous les autres avantages quotidiens que nous apporte l'Internet. Certes ils sont bien payés. Mais en tant qu'Internaute, je préfère si possible voir le réseau bien géré par des gens compétents. Si c'est le cas des membres de cette équipe, alors ils méritent amplement leurs salaires.
Friday, February 12. 2010
Réuni le 4 février dernier, le Conseil d'administration de l'ICANN s'est engagé à prendre une décision sur le projet d'expressions d'intérêt à Nairobi, début mars, lors de la prochaine réunion internationale de l'ICANN.
Le Conseil avait initialement prévu de décider dès le 4 février si oui, ou non, le dépôt d'une expression d'intérêt serait obligatoire pour pouvoir demander une nouvelle extension dès 2011 (date prévue pour le lancement du premier cycle d'appel à candidatures).
Mais pour certains, une décision sur l'EOI dès maintenant aurait été prématurée. Les gouvernements réunis au sein du GAC avaient notamment écrit au PDG Rod Beckstrom et au Président du Conseil Peter Dengate Thrush pour leur demander de ne pas décider tout de suite.
Tel qu'envisagé actuellement, le dépôt d'un dossier d'expression d'intérêt serait obligatoire pour tous ceux qui souhaitent postuler dès 2011. Il s'accompagnerait d'un paiement de USD 55 000, qui serait ensuite défalqué des USD 185 000 demandés par l'ICANN pour le dépôt d'un dossier complet.
Thursday, February 11. 2010
Depuis le 10 février, il est possible de postuler pour un nom de domaine en .PRO à 1, 2 ou 3 caractères. Ces noms courts sont généralement très convoités car ils sont faciles à utiliser (surtout sur les nouveaux outils de navigation Web que sont les iPhones et autres smart phones) et à retenir. Leur valeur est aussi souvent plus forte à la revente, sur le second marché.
Ainsi, ces noms sont rarement proposés à l'enregistrement sur le mode du "premier arrivée, premier servi", comme des noms "normaux". Des programmes de distribution spécifiques sont mis en place, comme c'est le cas avec le .PRO.
Un lancement en 3 étapes est prévu. Dans la première, les candidats à l'obtention d'un de ces noms peuvent soumettre un dossier au registre. Chaque demande sera évaluée en fonction de son intérêt, pour le .PRO et pour ces utilisateurs. Les noms qui n'auront pas été attribués passeront alors dans la 2e phase, celle des enchères. Les noms restant à l'issue de ces 2 étapes seront remis dans le système et proposés à l'enregistrement en mode premier arrivé, premier servi.
En 1 caractère, les lettres de l'alphabet ainsi que les chiffres de 0 à 9 sont proposés. Pour les noms à 2 caractères, peuvent être demandées toutes les combinaisons sauf celles correspondant au code ISO d'un pays. En ce qui concerne les 3 caractères, certains noms (comme ceux utilisés pour les sous-domaines du .PRO par exemple) sont interdits.
Registrar accrédité du .PRO, INDOM assure une collaboration étroite avec le registre de cette extension pour préparer au mieux les dossiers de candidature pour ce type de noms.
Thursday, February 11. 2010
Afilias, le registre du .INFO, annonce avoir acheté celui du .MOBI. Afilias fournissait déjà l'infrastructure technique permettant au .MOBI de fonctionner (on appelle ça un service de registre technique), comme il le fait pour un certain nombre d'extensions dont le .ME, le .ORG ou encore le .IN.
Afilias affirme que cette acquisition sera virtuellement invisible pour les utilisateurs du .MOBI. Elle ne changera rien, ni à la politique de l'extension (tournée vers les contenus mobiles et les sites Internet formatés pour ce type d'utilisation), ni à ses tarifs.
Les 14 fondateurs du .MOBI, dont Google, Vodafone ou Microsoft, restent impliqués comme ils le sont depuis le début, au travers d'un comité de conseil appelé ".MOBI Advisory Group" ou "MAG".
Wednesday, February 10. 2010
Comme je l'avais signalé il y a quelques jours, les autorités chinoises ont décidé d'ouvrir à nouveau le .CN aux déposants étrangers. Depuis aujourd'hui (mercredi 10 février 2010), les bureaux d'enregistrements étrangers sont à nouveau autorisés à enregistrer des .CN. Un revirement de plus qui s'accompagne de conditions strictes.
Même si les autorités chinoises ont décidé de relaxer quelque peu leurs règles après voir complètement fermé le .CN aux étrangers, enregistrer un nom de domaine sur la zone chinoise ne s'annonce pas facile pour autant.
Seules les sociétés ayant une filiale en Chine sont éligibles. Pas question, donc, de revenir à la période d'avant décembre 2009 où n'importe quel étranger – société ou particulier – pouvait déposer un .CN sans justificatif.
Le .CN reste aujourd'hui fermé aux particuliers. Et pour les entreprises non chinoises, les conditions à remplir pour soumettre un dossier valide en temps et en heure restent très sévères.
Ainsi, en tant que bureau d'enregistrement accrédité pour le .CN, INDOM a reçu des instructions très précises pour le traitement des dossiers. Attention, tout demandeur ne soumettant pas ses documents dans les délais fixés par le registre verra sa demande refusée et le nom correspondant libéré.
Déposer un .CN requiert donc aujourd'hui une expertise importante et un partenaire bureau d'enregistrement bien au fait des règles imposées par les autorités chinoises et capable d'accompagner le demandeur tout au long de la procédure.
Tuesday, February 9. 2010
L'un des acteurs du second marché – celui qui concerne l'achat et la vente des noms déjà enregistrés – livre aujourd'hui quelques chiffres sur son activité en 2009. D'après Sedo, 38 675 noms de domaine ont été échangés sur la plateforme de vente de cette société en 2009, soit une légère augmentation annuelle (malgré la crise) de 4,6%.
Ces ventes représentent un montant total de 54,7 millions d'euros.
Si les .COM restent les noms les plus courus, les extensions nationales qui se vendent le mieux sont les .DE, .CO.UK et les .EU. Le .FR n'est que 6e de ce classement. Le .FR le plus cher vendu par Sedo en 2009, mutuelle.fr, l'a été pour 78 000 €.
Sur la même période, les 10 meilleures ventes concernent toutes des .COM. Fly.com atteint le meilleur score avec USD 1,6 millions, devant russia.com (USD 1,5 millions) et call.com (USD 1,1 millions).
Friday, February 5. 2010
Dans ma tribune dans le Journal Du Net cette semaine, un coup d'oeil sur l'état des lieux du marché par l'analyse des principaux chiffres 2009 en matière de dépôts de noms de domaine et d'utilisation du Web. La tribune est à lire ici.
Thursday, February 4. 2010
La ville de Las Vegas n'a pas tardé dans sa prise de décision. Son partenaire pour créer le .VEGAS sera Dot Vegas Inc. Enfin, rien n'est moins sûr, puisque cette décision suscite déjà la polémique.
D'après Dot Vegas Inc., il est possible de viser 500 000 noms enregistrés sur les 5 premières années de fonctionnement du .VEGAS. Dans le cadre du contrat que la société se propose de passer avec la ville, elle estime que les reversements pour cette dernière pourraient aller jusqu'à $375 000 par an.
Mais le concurrent, la société Vegas.com, continue d'affirmer pouvoir faire une meilleure offre à la ville et annonce envisager d'avoir recours à la justice pour inverser cette décision.
La saga du .VEGAS s'annonce passionnante.
Thursday, February 4. 2010
Et oui, il y a un projet de création d'un .VEGAS. Mais dans la capitale du jeu, tout est affaire de gros sous. Sans surprise, c'est une société privée, Dot Vegas Inc., qui est à l'origine de ce dossier. Problème, celle-ci a maintenant de la concurrence. Vegas.com propose également à la ville de Las Vegas de rentabiliser son espace Internet par le biais d'un .VEGAS. Le conseil de la ville devrait trancher rapidement.
Les élus de Las Vegas ont manifestement compris que la création d'un .VEGAS pouvait rapporter de l'argent à la ville. A condition de s'associer avec un partenaire capable de gérer la partie métier, de la rédaction du dossier de candidature à la création de l'extension en elle-même. Pour emporter ce marché, Dot Vegas Inc. aurait proposé de reverser à la Ville 75 cents par nom déposé. En face, il semble que Vegas.com, associé à un registrar pour assurer la partie métier, ait fait une contre-proposition à $1 de reversement à la ville par nom déposé.
Mais comme on ne sait pas, dans les deux cas, quels accords sont proposés pour assurer les frais de dépôt du dossier (frais ICANN) et les coûts de création des plateformes techniques et administratives permettant de faire fonctionner le .VEGAS, difficile de vraiment comparer les 2 offres.
Le conseil de la ville dispose certainement d'informations beaucoup plus complètes et pourra donc examiner les deux dossiers dans le but d'arrêter un choix définitif. A moins que la politique ne s'en mêle. En effet, si d'après les rumeurs la ville aurait une préférence pour Dot Vegas Inc., les élus du compté de Clarke dont dépend Las Vegas et surtout dans lequel se trouve le Strip (la très célèbre avenue à casinos n'est en effet pas à proprement parler dans Las Vegas), souhaitent avoir voix au chapitre et examiner les deux offres en profondeur.
La décision devrait être connue dans les jours à venir.
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