La période de commentaire sur la 4e version du manuel du candidat à la création d'une nouvelle extension (DAGv4) s'est achevée hier (le 21 juillet). INDOM a posté un commentaire il y a quelques jours. Nous sommes contre les propositions contenues dans la version actuelle du manuel d'interdire aux registrars accrédités par l'Icann toute possibilité de participer, de quelque manière que ce soit, à la création d'une extension.
Ces dispositions sont nouvelles et volontairement extrêmes. Elles ont été imposées par le Conseil d'administration de l'Icann à l'issue de la réunion de Nairobi comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de la communauté Icann. Si cette dernière n'arrive pas à se mettre d'accord pour trouver des règles plus justes, notamment dans le cadre du groupe de travail sur la séparation entre les registres et les registrars actuellement en fonction, alors le Conseil menace de les appliquer.
A notre avis, ce serait une énorme erreur et une injustice complète. Il n'y a aucune raison d'exclure artificiellement toute une catégorie d'acteurs dont l'expertise en terme de gestion et de connaissance est manifeste. En effet, pour être accrédités par l'Icann, les registrars doivent passer des certifications et apporter la preuve de leur capacité à gérer les noms de domaine de leurs clients. Ils doivent être techniquement capables de mettre en place des interfaces avancées et suffisamment financièrement solides pour durer dans le temps.
Hormis les registrars Icann, il n'y a que les actuels registres d'extensions génériques qui possèdent l'expérience de gestion au quotidien de zones de ce type. Ne permettre qu'à eux d'exercer sur les nouvelles extensions revient à limiter la liberté des candidats à choisir leurs partenaires techniques.
Certains appellent cela du protectionnisme. Nous disons juste que ce n'est manifestement pas la meilleure solution. D'autres sont d'ailleurs d'accord avec nous et reprennent nos commentaires en citation pour appuyer leurs propres propos. Espérons que l'Icann entendra…