Il y a 2 semaines, à Bruxelles, les gouvernements réunis au sein de leur comité consultatif (le GAC) avaient obtenu 3 jours de conversation directe avec le Conseil d'administration de l'ICANN.
L'idée était de permettre de comprendre les zones de désaccord entre l'ICANN, qui souhaite lancer le programme de création des nouvelles extensions aussi vite que possible, et les gouvernements, qui considèrent que ce programme n'est pas prêt.
L'importance accordée au GAC énerve certains autres acteurs faisant aussi partie de la gouvernance de l'Internet. D'ailleurs, dans son discours d'ouverture de la réunion ICANN de San Francisco, le lundi 14 mars, son patron Rod Beckstrom a rappelé certains des principes fondamentaux de l'ICANN. "Quand toutes les voix sont entendues, aucune ne peut dominer une organisation. Pas même les voix des gouvernements. Pas même celle du gouvernement qui a facilité sa création," a-t-il indiqué, faisant référence à la fois aux USA (l'ICANN ayant été créée par l'administration Clinton en 1998) et au modèle de gouvernance unique de l'ICANN permettant d'intégrer les acteurs privés, commerciaux, juridiques et techniques aux côtés des gouvernements.
Pour autant, les discussions ICANN/GAC ont chamboulé le planning de San Francisco. Deux journées entières leur sont dédiées, le mardi 15 et le jeudi 17. De fait, de nombreuses autres réunions ont été soit raccourcies, soit annulées.