Les agences de lutte contre la délinquance et la criminalité s'intéressent de plus en plus à l'Icann. Certaines ont fait le déplacement à Nairobi, en mars dernier, pour s'entretenir avec les membres du GAC (le comité gouvernemental de l'Icann) sur les aspects de cybercriminalité liés au nommage sur Internet.
Les registrars sont soucieux de collaborer avec ces agences pour à la fois comprendre leurs attentes et mieux leur expliquer les impératifs et contingences du métier de bureau d'enregistrement de noms de domaine. Le collège des registrars Icann, dont INDOM fait partie, a donc entamé la discussion avec certaines d'entre elles, notamment le FBI.
Le but commun est de mieux cerner les moyens de freiner la cybercriminalité. Celle-ci passe par les attaques traditionnelles, le phishing, les campagnes de spam pour vendre des produits illégaux ou de la contrefaçon, le blanchiment d'argent, etc…
D'après les spécialistes de la lutte contre la délinquance – dont plusieurs représentants (Interpol, les agences allemandes, néozélandaises et brésiliennes par exemple) feront d'ailleurs le déplacement à Bruxelles, fin juin, pour participer à la réunion Icann – l'Internet ne génère pas forcément de nouveaux délits, mais reflète simplement ceux existants dans le "monde réel" depuis des années déjà. Dans tous les cas, ils insistent sur l'importance des bases de données Whois pour traquer les comportements délictueux et les cyber-délinquants.