Friday, February 5. 2010
Dans ma tribune dans le Journal Du Net cette semaine, un coup d'oeil sur l'état des lieux du marché par l'analyse des principaux chiffres 2009 en matière de dépôts de noms de domaine et d'utilisation du Web. La tribune est à lire ici.
Monday, November 30. 2009
On croyait que la crise avait frappé de plein fouet des pays comme la Russie. Pas en ce qui concerne les noms de domaine apparemment. Russia.com aurait en effet été vendu USD 1,5 millions la semaine dernière ! De quoi relancer le débat sur les noms géographiques et le fait de savoir si une protection devrait automatiquement leur être accordée pour privilégier les gouvernements nationaux sur l'obtention de ce type de noms… ou s'il faut laisser le marché décider et en fixer la valeur.
Tuesday, September 8. 2009
Le montant fait rêver, surtout pour un .MOBI. Casino.mobi va directement au sommet du hit parade des ventes sur cette extension, juste derrière la meilleure vente historique flowers.mobi ($200k).
La vente de casino.mobi à un tel tarif semble confirmer la nouvelle ferveur sur le second marché des noms de domaine, pour lequel la crise n'est visiblement plus qu'un lointain souvenir.
En début de semaine, un site américain annonçait que les enchères pratiquées sur le .CM avaient rapporté $2 millions en une seule semaine !
En même temps, Sedo affirmait comptabiliser $1,4 millions de ventes en une semaine avec un plus haut pour christian.com qui se serait échangé pour $600 000 !
Wednesday, September 2. 2009
Tout va manifestement bien sur le second marché des noms de domaine. Sedo annonce en effet la vente de call.com (call = appeler en anglais) pour USD 1,1 millions. D'autres gros chiffres de la semaine : editor.com vendu pour USD 225 000 et la superbe vente d'un .EU, games.eu pour 67 500 €.
La crise, quelle crise ?
Monday, June 15. 2009
L'opération lancée par Facebook permettant aux utilisateurs du réseau social d'enregistrer des identifiants de type www.facebook.com/identifiant a été couronnée de succès.
Lancé samedi dernier (le 13 juin) à 6h01 heure française, le microsite spécial identifiant mis en ligne par Facebook aurait reçu 200 000 demandes dès les 3 premières minutes, 500 000 durant le premier quart d'heure et un million dès la première heure !
Ces chiffres, donnés par Facebook, sont bien entendu invérifiables. Ils apparaissent néanmoins comme tout à fait plausibles. Ils illustrent par ailleurs l'engouement des Internautes, et pour Facebook, et pour le principe de l'identifiant personnalisés en général.
A n'en pas douter, cette forte demande devrait renforcer l'envie de certains de créer leur propre extension, dont les avantages apparaissent comme encore plus clairs après une opération comme celle de Facebook. Sous son propre nom de domaine facebook.com, le site met en place, avec ses propres règles (notamment portant sur les questions de propriété industrielle), un réseau complet d'Internautes prêt à exploiter des identifiants basés sur la marque Facebook.
Or le niveau de contrôle de Facebook sur une opération de ce type serait encore meilleur si la société pouvait d'ores et déjà s'affranchir de l'étape intermédiaire .COM et proposer des identifiants directement sous .FACEBOOK. Peut-être pour l'an prochain…
Wednesday, June 10. 2009
A partir de 6h01, le samedi 13 juin 2009, le champion du réseau social Facebook va permettre à ses membres de réserver un identifiant. Il deviendra donc possible de s'approprier des URLs de type http://www.facebook.com/MonNom et de les utiliser pour pointer directement vers sa page Facebook.
Facebook s'attend manifestement à un succès important pour cette opération. Depuis ce matin, en se connectant sur sa page, tout membre du réseau voit une publicité pour les "Facebook username". Un compte à rebours a par ailleurs été mis en place là où il deviendra possible, dès samedi, de réserver son identifiant. Et l'opération est régie par des règles strictes.
Chaque membre n'a le droit qu'à un seul identifiant. Et pour éviter la création de comptes uniquement pour obtenir des identifiants supplémentaires, tout compte créé après le 9 juin 2009, date à laquelle Facebook avait officiellement confirmé son intention de lancer cette opération, n'aura pas la possibilité de créer un identifiant.
Les détenteurs de marques n'ont pas été oubliés, puisque Facebook leur propose de signaler leurs marques afin d'en bloquer l'enregistrement comme identifiant. Une page spéciale est prévue à cet effet sur le site.
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Wednesday, May 6. 2009
Le marché du nom d'occasion s'est montré vigoureux au premier trimestre 2009 d'après Sedo. Le spécialiste de la vente de noms indique une augmentation de 6,5% des ventes réalisées depuis janvier 2009 par rapport au dernier trimestre de l'année précédente.
Ces chiffres sont forcément encourageants pour un secteur qui a pu montrer quelques signes de faiblesses avec la crise. Néanmoins, il n'est pas surprenant de voir le nom de domaine rester une valeur sûre, l'importance commerciale de l'Internet n'ayant jamais été aussi forte.
Parmi les statistiques intéressantes de ce premier trimestre, la domination continue du .COM. Plus de 75% des ventes sur les extensions génériques se font en effet sur cette extension. Par ailleurs, le prix de vente moyen est en hausse d'environ 540 euros par rapport au plus fort de la crise financière.
Les ventes sont également en hausse sur les extensions nationales, le .DE étant ici le champion.
Parmi les meilleures ventes enregistrées : top.com (370k€), body.com (320k€) et forums.com (308k€).
Monday, March 2. 2009
Les bloggeurs domainers de l'Internet affirment que le nom toys.com a été acheté par le géant du jouet Toys R Us lors d'une vente aux enchères.
Cinq autres acheteurs potentiels auraient été en lice pour acheter ce nom, ce qui explique certainement son prix de vente extrêmement élevé. Même s'il convient sans aucun doute d'attendre une confirmation officielle de cette vente pour s'en réjouir (pour l'instant, le nom reste affiché comme appartenant à "The Parent Company", une société américaine), elle apparaît néanmoins comme très rassurante pour la santé de l'Internet en ces temps de crise.
Monday, February 2. 2009
La fin de semaine dernière a vu une vente intéressante, le nom fly.com ("voler", dans le sens moyen de transport, en Anglais) ayant trouvé acquéreur pour presque 2 millions de dollars.
Le nom a été acheté par un site spécialisé dans le tourisme, travelzoo.com, avec l'intention de faire de fly.com un portail dédié.
Le prix de vente, surtout dans la période actuelle, paraît important. Néanmoins, Domain Name Wire nous permet de le relativiser en nous rappelant que le nom avait été acheté aux environs des 1,5 millions USD il y a 10 ans.
Reste qu'en temps de crise, une telle vente permet d'observer que les valeurs sûres du nommage restent attractives. On peut également en déduire que les acheteurs avisés peuvent aujourd'hui envisager de faire de vraies affaires. Car il y a fort à parier que fly.com aurait été vendu plus cher il y a un an…
Friday, December 5. 2008
Les derniers stats d'enregistrement de noms de domaine viennent de tomber, ceux du 3e trimestre 2008. La croissance continue, mais la crise actuelle n'ayant vraiment commencée qu'au 4e trimestre, il faudra attendre les prochains chiffres pour en mesurer l'impact sur l'industrie du nommage.
Les chiffres du 3e trimestre montrent quand même une légère baisse dans le nombre de nouveaux noms avec 11,5 millions de noms ajoutés, toutes extensions comprises, en juillet, août et septembre. C'est 2% de moins qu'au 2e trimestre 2008 et également 2% de moins que le chiffre du 3e trimestre 2007. Rien de surprenant néanmoins, puisque le 3e trimestre est traditionnellement plus faible.
Le total de noms enregistrés à fin septembre était de 174 millions, dont 68,9 millions de ccTLDs et 89,4 millions pour les .COM et les .NET. La progression pour les ccTLDs est bonne avec 5% de mieux par rapport au trimestre précédent et 26% d'augmentation sur un an.
Le Landerneau des ccTLDs a par ailleurs connu le bouleversement d'un changement en tête puisque la Chine a dépassé l'Allemagne pour devenir la plus importante extension nationale.
Si les stats vous intéressent, n'hésitez pas à aller voir celles de www.Domaines.Info. Y sont présentés des données et classements très complets avec le top 10 général, le top 5 des gTLDs, le top 5 des ccTLDs, des top 5 régionaux (Europe, Asie, Amérique et Océanie (top 3)) et un top 40 général. A chaque fois, le mois en cours est comparé au dernier mois du trimestre précédent. La progression est indiquée et un taux de pénétration de l'extension au niveau de son marché local est donné sous la forme du nombre de noms par 100 habitants.
Une vue imprenable sur le monde des noms de domaine, en quelque sorte.
Friday, November 21. 2008
Voilà une transaction très intéressante à plusieurs titres. La société américaine PriveCo, spécialisée dans les sex toys, vient d'acquérir le nom vibrators.com pour un million de dollars.
Vu l'ambiance économique actuelle, acheter un nom de domaine aussi cher peut sembler à contre courant. En fait, cela montre bien que malgré la crise, les fondamentaux restent : un nom de domaine générique en .COM qui est emblématique d'un secteur d'activité reste une valeur incontournable. Surtout dans le cas de PriveCo, qui utilise en fait ce nom depuis 2002. Sur le site, PriveCo indique être "l'opérateur" du nom. Il s'agit probablement d'un accord de location ou d'une licence d'exploitation accordée par le propriétaire du nom à PriveCo. Il y a là un mode d'exploitation d'un nom de domaine intéressant et finalement assez rare. Et cela explique la valeur du nom pour PriveCo. Imaginez l'impact pour cette société si le propriétaire du nom avait décidé de ne pas reconduire le contrat d'exploitation… Enfin, cette vente est intéressante par son mode de règlement. D'après des informations publiées sur un autre blog, PriveCo s'est engagé à payer 200 000 USD en cash puis le reste à tempérament avec un taux d'intérêt de 8%. Au moment où le crédit est devenu très difficile à obtenir, être le propre prêteur de son acheteur n'est pas une mauvaise idée. Le propriétaire de vibrators.com y gagne sur deux tableaux. D'abord la vente se fait, alors que s'il avait insisté pour obtenir la totalité de la somme tout de suite, PriveCo n'aurait peut-être pas pu suivre. Ensuite il peut fixer un taux d'intérêt fort, puisque PriveCo aurait a priori actuellement du mal à convaincre une banque de lui prêter un million pour acheter un nom de domaine. Du coup, le vendeur obtient 8% sur 800 000 USD. Pas mal.
Tuesday, September 16. 2008
Enfin pas tout à fait. Il s'agit en fait de deux noms de domaine liés à la faillite de la célèbre banque d'affaire Lehman Brothers qui sont actuellement proposés à la vente sur eBay USA.
Comme souvent, la tentation est donc grande pour certains de profiter des malheurs des autres. Je doute que les employés de Lehman, qui viennent de tout perdre (non seulement leurs boulots, mais probablement également leurs économies puisque ces dernières étaient souvent placées en actions de la banque) trouvent l'annonce eBay pour vendre lehmanbankruptcy.com et lehmanbrothersbankruptcy.com de très bon goût. Le vendeur en espère 5 000 USD. "Imaginez un peu le trafic que peuvent générer ces noms," dit-il sur son annonce. "On parle de mots qui pourraient compter parmi les plus recherchés sur Internet en 2008." La vente commence avec un premier prix de 250 USD et dure jusqu'au 21 septembre. Pour l'instant, les noms n'ont généré aucune enchère.
Monday, June 2. 2008
La mise en vente du nom america.com a défrayée la chronique. Pour certains, ce nom pouvait battre tous les records en dépassant les USD 12 millions de sex.com. Pourtant, le nom ne s'est finalement pas vendu puisque son prix de réserve n'a pas été atteint.
Face à cette vente non finalisée, certains n'ont pas hésités à y voir la fin de "l'âge d'or" de noms de domaine. Rappelons leur quand même la meilleure enchère de USD 1,7 millions reçue pour america.com. Un montant certes en-dessous du prix de réserve, mais néanmoins tout à fait respectable. C'est maintenant au tour de israel.com de défrayer la chronique. D'après le journal Haaretz.com, israel.com a été vendu USD 5,88 millions. Mais depuis, un message posté dans le commentaires de cet article, soi-disant par l'un des patrons de Euro RSCG, indique que le nom n'a pas encore été vendu. Dans ce contexte, difficile de savoir où se situe la vérité. Dans le cas d'america.com, personne ne peut vérifier la véracité de la meilleure enchère (une enchère sous le prix de réserve n'engage pas vraiment celui qui la place). Dans la cas d'israel.com, il s'agit manifestement d'une vente importante... mais quel sera vraiment le prix final. Seule certitude, on va certainement continuer à entendre parler des ventes phares sur les noms de pays, manifestement très à la mode actuellement.
Tuesday, May 6. 2008
La tendance est de plus en plus aux ventes à gros chiffres sur les extensions nationales. Ainsi le nom jobs.ca (jobs = boulots en anglais) a récemment été acheté 600 000 USD (presque 390 000 euros) par la société Ogopogo Media pour servir de base à un portail sur l'emploi.
L'attrait d'un tel nom générique est évident. Reste que cette vente fixe un record historique pour le .CA, puisque c'est tout simplement la plus grosse jamais réalisée sur l'extension canadienne. Chez INDOM, nous voyons de plus en plus d'intérêt pour les extensions nationales. La raison est claire : celle-ci sont moins "encombrées" que les génériques. Ainsi, les professionnels du nom et autres domainers peuvent non seulement espérer y trouver des noms intéressants qui soient encore disponibles, mais en plus les noms déjà déposés peuvent se racheter moins chers. Car même à presque 400 000 euros, le plus cher des .CA reste très abordable face aux dizaines de millions de dollars atteints par les .COM les plus onéreux...
Tuesday, April 22. 2008
Toujours dans la série des enchères emblématiques, le nom bond.com est actuellement en vente. L'enchère prendra fin dans deux jours et pour l'instant, le prix atteint est juste sous les 45 000 euros. Un prix manifestement décevant pour le propriétaire actuel du nom, une société nommée First Place et basée en Floride, puisque le prix de réserve en –dessous duquel le nom ne peut être vendu dépasserait les 600 000 euros. Bien entendu, le nom bond.com fait obligatoirement penser au plus célèbre agent secret de sa majesté, qui vient de subir une semaine difficile puisque sa belle Aston Martin a été réduite à l'état d'épave par le cascadeur qui la conduisait vers le lieu du tournage de son prochain film ! Mais rappelons que le mot "bond" veut aussi dire "lien" en Anglais, et dénote aussi une célèbre rue de Londres. Un mot à fort potentiel donc, mais sans doute moins intéressant commercialement qu'un pizza.com ou qu'un vodka.com.
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