Thursday, July 8. 2010
La presse américaine évoque un désaccord entre Verisign, l'actuel opérateur du .TV, et les autorités de Tuvalu, l'ile désignée par cette extension. Selon les termes de l'actuel contrat de gestion, Verisign payerai environ $2,2 millions par an à l'ile pour avoir le droit d'opérer le .TV.
Rappelons que cette manne apparaissait il y a encore quelques années comme inespérée pour ce minuscule archipel perdu dans le pacifique, à mi-chemin entre Hawaii et l'Australie, ne disposant de quasiment aucune ressources naturelles.
Mais aujourd'hui, le gouvernement local trouverait le contrat actuel, courant jusqu'en 2016, un peu court. Verisign aurait bien proposé de rallonger de $1 million par an, en échange d'une extension de contrat de 5 ans, mais l'ile a refusé.
Qui sera le prochain gestionnaire ? A suivre...
Thursday, February 11. 2010
Depuis le 10 février, il est possible de postuler pour un nom de domaine en .PRO à 1, 2 ou 3 caractères. Ces noms courts sont généralement très convoités car ils sont faciles à utiliser (surtout sur les nouveaux outils de navigation Web que sont les iPhones et autres smart phones) et à retenir. Leur valeur est aussi souvent plus forte à la revente, sur le second marché.
Ainsi, ces noms sont rarement proposés à l'enregistrement sur le mode du "premier arrivée, premier servi", comme des noms "normaux". Des programmes de distribution spécifiques sont mis en place, comme c'est le cas avec le .PRO.
Un lancement en 3 étapes est prévu. Dans la première, les candidats à l'obtention d'un de ces noms peuvent soumettre un dossier au registre. Chaque demande sera évaluée en fonction de son intérêt, pour le .PRO et pour ces utilisateurs. Les noms qui n'auront pas été attribués passeront alors dans la 2e phase, celle des enchères. Les noms restant à l'issue de ces 2 étapes seront remis dans le système et proposés à l'enregistrement en mode premier arrivé, premier servi.
En 1 caractère, les lettres de l'alphabet ainsi que les chiffres de 0 à 9 sont proposés. Pour les noms à 2 caractères, peuvent être demandées toutes les combinaisons sauf celles correspondant au code ISO d'un pays. En ce qui concerne les 3 caractères, certains noms (comme ceux utilisés pour les sous-domaines du .PRO par exemple) sont interdits.
Registrar accrédité du .PRO, INDOM assure une collaboration étroite avec le registre de cette extension pour préparer au mieux les dossiers de candidature pour ce type de noms.
Monday, September 21. 2009
L'AFP a publié hier un papier sur l'enjeu stratégique que représente l'extension Internet pour les Etats. L'importance de l'extension vis-à-vis de l'identité nationale, la bataille de certains pays pour récupérer leurs extensions gérées par des sociétés privées, le rôle de l'ICANN… l'article creuse cette intéressante problématique et souligne le besoin pour chaque pays de se préoccuper aussi de son identité virtuelle.
Lire l'article.
Tuesday, June 16. 2009
Depuis 2003, ICM Registry lutte pour obtenir le .XXX, extension dédiée à l'industrie pornographique avalisée par l'ICANN en 2005 avant d'être refusée par la même entité l'année suivante sur ordre du gouvernement américain.
Ce feu vert devenu rouge s'est bien entendu transformé en bataille juridique. Que l'on soit pour ou contre le principe d'un .XXX, l'ICANN a sans conteste très mal gérée cette affaire. D'un point de vue entrepreneurial, il est en effet difficile de défendre une position consistant à autoriser un projet en laissant son promoteur investir dessus, pour ensuite le bloquer un an plus tard.
ICM Registry a donc intenté plusieurs actions en justice afin de faire inverser la décision de l'ICANN. Mais l'annonce du programme de création des nouvelles extensions change la donne pour le candidat à l'extension pornographique, qui pourrait bientôt se retrouver face à plusieurs concurrents (d'autres .XXX, ou d'autres projets d'extensions du même type comme un .SEX par exemple) profitant en plus de barrières à l'entrée simplifiées.
L'ouverture du premier appel à candidature pour la création de nouvelles extensions étant programmée pour début 2010, ICM Registry tente de faire accélérer la résolution du litige .XXX. La société a donc décidé de le porter devant un tribunal d'arbitrage de Washington, en septembre prochain.
Après avoir dépensé (d'après eux) plus de 3 millions de dollars rien qu'en frais d'avocats et plus de 6 millions de dollars en tout pour obtenir le .XXX, ICM Registry espère ainsi pouvoir ouvrir son extension juste avant l'arrivée de la nouvelle vague d'extensions génériques.
Tuesday, May 12. 2009
Le registre du .TK, l'extension de l'ile de Tokelau (non, moi non plus, avant les noms de domaine je ne connaissais pas), annonce crânement avoir enregistré son 15 millionième nom.
En voilà un chiffre impressionnant. Le .TK serait ainsi la 2e extension du monde en terme de volume, derrière le .COM mais devant des champions du hit parade des extensions comme le .CN ou le .DE ? J'avoue avoir du mal à y croire.
Il me faut quand même rappeler que le .TK fonctionne selon un mode très atypique. Les noms sont gratuits si utilisés dans le cadre d'un service d'URL raccourcis proposé par le registre. En clair, j'inscris un URL quelconque dans l'outil du registre et il me propose un nom en .TK correspondant. Je dois accepter de voir la pub du registre figurer sur ma page web, qui redirige vers l'URL que j'ai renseigné, ou alors recevoir au moins 25 visites tous les 90 jours sur mon nom en .TK. A défaut, il est supprimé.
Le registre commercialise également des noms "normaux", c'est à dire payants et non liés à de la pub obligatoire et une redirection fixe, par le biais de registrars accrédités comme INDOM. Mais c'est bien entendu son service gratuit que le registre met en avant pour expliquer de tels volumes.
Alors, info ou intox ?
Wednesday, November 26. 2008
Nouveau rebondissement dans la saga de la réattribution du .DK. Le Ministère des sciences, autorité de tutelle pour les aspects de nommage au Danemark, vient d'inverser sa décision d'attribuer la gestion de l'extension nationale à DotDK.
Suite à l'appel d'offre du Ministère, cette entité regroupant des acteurs locaux et le registre du .INFO Afilias avait en effet détrôné l'opérateur historique du .DK, le DK-Hostmaster. En réaction, ce dernier s'était lancé dans une importante campagne de lobbying sur le thème : "va-t-on laisser des étrangers gérer notre ressource nationale ?"
La tactique a visiblement bien fonctionnée. En expliquant sa décision, le Ministère a indiqué que DotDK n'avait pas su démontrer le soutien de la communauté locale pour son projet. Une interprétation que DotDK choisira peut-être de contester par le biais d'une action juridique dans les semaines à venir.
Ces évènements sont aussi intéressants dans le contexte français, au moment où notre propre gouvernement s'apprête à lancer un appel d'offre sur la gestion du .FR qui, d'après mes informations, pourrait même sortir avant la fin de l'année. Si l'impression est donnée que dans ces procédures nationales, les dés sont de toute façon pipés, qui prendra le risque de se présenter face à l'AFNIC ?
Wednesday, October 29. 2008
Des rumeurs me remontent sur le registre Néerlandais. Ce dernier aurait l'intention de supprimer la condition de domiciliation au Pays-Bas. En d'autres mots, c'est la condition de présence locale imposée sur le .NL qui sauterait.
Actuellement pour obtenir un .NL il est toujours nécessaire d’avoir un contact administratif résidant aux Pays-Bas (service d'ailleurs proposé gratuitement par INDOM dans le cadre de son forfait de gestion .NL). Si cette information est confirmée, le .NL serait alors ouvert à tous sans aucune restriction.
Tuesday, September 9. 2008
Telnic, le registre du .TEL, compte bien faire parler de son extension. Cette dernière ouvre au grand public en 2009 et le registre a tout à gagner à marteler les avantages du concept inédit d'une extension qui ambitionne de devenir l'annuaire interactif de l'Internet.
Ainsi ont-il participé à une conférence technologique à San Diego cette semaine. L'occasion de multiplier les interviews et les contacts avec la presse généraliste, celle qui portera le mieux un message dénué du jargon ésotérique des noms de domaine. Résultats, des articles dans des journaux de renommée comme le Financial Times, qui donnent une visibilité plus grande au .TEL et devraient renforcer son succès à partir du 24 mars 2009, date de son ouverture générale.
Monday, July 21. 2008
D'après les derniers chiffres de DotAsia, les enchères sur l'extension sont très lucratives. Les montants générés approchent en effet les 6 millions USD, soit un peu moins de 4 millions d'euros.
Parmi les dernières grosses ventes en date : models.asia pour $41 009, vodka.asia pour $25 000 et baby.asia pour $21 505. Mais le plus surprenant est de voir le nom sex.asia, jusqu'à présent le .ASIA le plus cher à $83 334, doublé par un discover.asia ("découvrez l'Asie", ce type de slogan est très répandu en Anglais pour promouvoir les destinations touristiques) dorénavant affiché à $112 111 ! La spéculation sur le .ASIA est un signe fort de la vigueur de ces nouvelles extensions. Un signe confirmé par la récente ouverture du .ME, pour laquelle la demande est certainement également dopée par la spéculation sur des noms considérés comme "premium", c'est-à-dire à forte valeur ajoutée. Une chose est sûre : face au succès des enchères sur le .ASIA, ce modèle de lancement d'une extension risque fort d'être très souvent réutilisé à l'avenir. Heureusement, toutes les nouvelles extensions ne seront pas lancées de cette façon. Ainsi les gens du .TEL ont opté pour une procédure de lancement aussi simple que possible, avec une Sunrise unique et pas d'enchères. Bravo à eux de privilégier le développement sur le long terme de leur extension plutôt que les profits spéculatifs à court terme.
Thursday, July 10. 2008
Les lecteurs de DomainesInfo.fr viennent d'apprendre que la Chine est passée devant l'Allemagne. Au niveau de son extension, en tout cas, puisque le nombre de .CN enregistrés s'élève maintenant à 12 400 000 !
Ce chiffre colossal mérite qu'on s'y attarde quelques instants. Car comme souvent avec la Chine, les apparences peuvent être trompeuses. D'après les propres statistiques du registre, il y avait en mars 1997 1 695 .CN. En janvier 2000, ce chiffre était passé à 56 502. Une superbe progression, mais rien d'anormal. On partait d'un chiffre très bas correspondant aux débuts de l'Internet comme outil vraiment public, et on marquait en trois ans une progression reflétant celle de l'Internet en général. Il faudra ensuite attendre encore 5 ans pour voir le .CN franchir le million. En décembre 2005, le registre affiche 1 096 924 noms. La progression reste dans la logique et dans l'explicable, surtout avec l'ouverture du marché du nommage chinois aux étrangers et la libéralisation du .CN, intervenue en 2003. En 2007, la progression logique du .CN s'arrête, pour basculer dans une espèce de quatrième dimension. En février 2007, le registre annonce 1 874 604 noms. Un mois plus tard, il en revendique 3 714 886 ! Deux millions de noms ajoutés en un seul petit mois, tous les registres européens en rêvent. Mais les chinois ne s'arrêtent pas là. En avril 2007 on est à 4 519 383, en septembre on dépasse les 7 millions, en janvier 2008 on est à plus de 10 millions ! Que se passe-t-il ?
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Monday, June 23. 2008
Cité par Les Echos, Paul Twomey lance la polémique en annonçant qu'il sera bientôt possible pour n'importe qui d'enregistrer n'importe quelle extension. Info ou Intox ? C'est en tout cas la grande surprise de ce premier jour officiel de la réunion ICANN de Paris. Du coup, l'information est reprise par de nombreux médias, dont une dépêche de l'AFP pour laquelle j'ai été interviewé.
Sunday, June 22. 2008
Plusieurs projets de nouvelles extensions ont été présentés vendredi 20 juin à Paris, dans le cadre de la manifestation EGENI 2008 et en préambule de la réunion de l'ICANN. On pourrait donc voir arriver des .SPORT (lire notre interview dans Domaines.Info), des .QUEBEC, des .MED et même un .NAI pour "North American Indigenous", comprenez les indiens d'amérique.
Thursday, June 12. 2008
Les projets d'extensions pour les villes font de plus en plus parler d'eux. On connaît déjà ceux du .BERLIN et du .PARIS. On sait par ailleurs que plusieurs autres projets existent, parfois seulement à l'état embryonnaire, parfois de manière plus concrète.
Celui visant à obtenir un .NYC pour New York semble appartenir à cette dernière catégorie. Un article du New York Times nous en apprend plus sur cette initiative d'un élu local âgé de 61 ans, Tom Lowenhaupt. Sous la bannière "connectingNYC" (connectons New York), le projet vise à profiter de l'appel à candidatures pour la création de nouvelles extensions que l'ICANN devrait lancer début 2009. Ainsi peut-on découvrir les actions organisées par ConnectingNYC pour faire connaître son projet, comme la distribution de tracts dans la rue. Le but est de renvoyer vers le site du projet, et de s'assurer du financement nécessaire à la construction du dossier de candidature. L'article est à lire ici.
Friday, May 23. 2008
Fana d'automobile que je suis, j'ai naturellement été vivement intéressé d'apprendre l'existence d'un projet d'une nouvelle extension baptisée .CAR (car = voiture en anglais). A l'origine de cette initiative, la société ATX, un sous-traitant américain pour l'industrie automobile spécialisé dans les services télématiques.
Le concept du .CAR reprend celui du .MOBI : une extension conçue pour des usages sur des appareils ou dans des environnements spécifiques. En l'occurrence, il ne s'agit plus de sites conçus spécialement pour les écrans réduits des appareils portables, mais plutôt pour être consultés en toute sécurité et de manière pratique dans une voiture. Les systèmes informatiques proposés par les constructeurs sur nos voitures sont en effet de plus en plus performants et certains permettent déjà la navigation web. D'après ATX, le .CAR pourrait également permettre de proposer des contenus reprenant les informations du véhicule, comme les données GPS ou de maintenance par exemple. Difficile, à ce stade, de dire si le projet .CAR est sérieux. Mais j'avoue que l'idée d'un contenu web spécialement étudié pour l'automobile me séduit d'avance.
Wednesday, April 23. 2008
A la lecture de ce titre, peut-être avez-vous pensé "mais ils en ont déjà une, le .CO.UK !"
Et bien eux ne semblent pas d'accord. Le 23 avril dernier, une pétition a en effet été lancée sur Internet pour, "convaincre l'ICANN de créer le .ENG". Et les auteurs de la pétition d'ajouter : "Depuis de longues années, l'identité Internet de l'Angleterre est représentée par le .CO.UK. Pourtant, les gallois et les écossais ont lancé des campagnes pour obtenir leurs propres extensions, les .CYM et .SCO. Nous pensons que les anglais devraient aussi avoir droit à leur propre extension afin de pouvoir montrer leur patriotisme sur Internet." L'ambition est de réunir environ 10 000 signatures pour pouvoir ensuite les envoyer à l'ICANN. Une idée séduisante, mais qui ne semble pas tenir compte des réalités du processus ICANN pour la création de nouvelles extensions. En effet, c'est dans le cadre d'appels à candidatures que l'ICANN autorise, ou non, de nouvelles extensions. Pour participer à ces appels (le prochain est maintenant attendu pour début 2009), il faut déjà avoir monté un dossier solide, comme le font les gens du .BERLIN ou du .PARIS, et pouvoir réunir un financement conséquent. Par ailleurs, lorsque l'on cherche à obtenir une extension à vocation nationale comme le .ENG, il vaut mieux également avoir le soutient des autorités ou du gouvernement. Bref, si la pétition pour le .ENG est certes une initiative dynamique, elle paraît avoir peu de chance d'aboutir seule. P.S. : Voici les liens vers les initiatives galloises et écossaises pour la création de leurs extensions.
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