Thursday, December 23. 2010
La réunion prévue entre le Conseil d'administration de l'ICANN et les représentants des gouvernements (GAC) aura vraisemblablement lieu sur 2 jours, à Genève, les 28 février et 1er mars prochains.
La réunion a pour but de lever les derniers points de blocage entre ces deux groupes et ainsi de permettre au Conseil d'administration de valider définitivement le lancement des nouvelles extensions. Cela pourrait être le cas dès la première grande réunion ICANN de 2011, celle prévue à San Francisco du 13 au 18 mars.
Friday, December 10. 2010
La 39e réunion ICANN, Carthagène. L'auditorium central fait salle comble. La réunion du Conseil d'administration démarre avec une heure de retard. Des négociations de dernière minute l'auraient-elle retardée ? Dès le début de la réunion, le CA donne sa décision. Une réunion spéciale aura lieu en février 2011 avec les représentants des gouvernements pour tenter de résoudre les problèmes identifiés par ces derniers. D'ici là, l'ICANN va continuer à travailler sur le manuel du candidat, actuellement dans sa 5e version. Ce dernier n'est donc toujours pas finalisé.
Le programme de création des nouvelles extensions n'est pas encore lancé. Il paraît maintenant peu probable de le voir approuvé avant la prochaine réunion de l'ICANN. Un nouveau report qui exaspèrera ceux qui attendent ces extensions depuis l'annonce de leur arrivée imminente, faite par l'ICANN en… juin 2008 !
Thursday, December 9. 2010
Les nouveaux TLDs restent au centre de toutes les discussions alors que la 39e réunion de l'ICANN bat son plein à Carthagène, en Colombie.
Le Conseil d'administration de l'ICANN (CA) y a rencontré les représentants des gouvernements (GAC - comité consultatif gouvernemental). Une réunion assez tendue durant laquelle le GAC a indiqué que lancer le programme maintenant lui semblait prématuré. Les représentants gouvernementaux considèrent en effet que certaines questions, comme celle de la protection des droits antérieurs (marques) par exemple, ne sont pas encore suffisamment résolues.
En réponse, le CA et le GAC ont décidé de se rencontrer lors d'une réunion spéciale au tout début de l'année prochaine. Le but sera d'essayer de résoudre les quelques problèmes restants et de rassurer les gouvernements.
Il apparaît donc fort peu probable que le CA puisse donner son vert au lancement du programme dès Carthagène, comme cela avait été initialement anticipé. Par ailleurs, la prochaine réunion ICANN étant programmée en mars 2011 dans le fief de l'organisme, c'est à dire à San Francisco, certains y voient le cadre parfait pour une annonce définitive.
Néanmoins, une surprise de dernière minute reste toujours possible. En conversation privée, plusieurs membres du CA semblent considérer que tout est prêt pour un lancement dès Carthagène. Alors, feu vert ou feu orange ? La réponse définitive sera donnée demain (vendredi 10 décembre), lors de la réunion du CA.
Saturday, December 4. 2010
Le 2 décembre, c'est à dire quelques jours seulement avant la réunion de Carthagène censée permettre au Conseil d'administration de l'ICANN de ratifier le manuel du candidat, l'administration américaine a demandé par courrier à l'ICANN de ne pas le faire.
Pourquoi ? D'après la lettre, l'ICANN n'en a pas encore fait assez pour être en mesure de finaliser le programme, notamment en terme d'étude sur l'impact économique que pourrait avoir l'arrivée d'un nombre important de nouvelles extensions. Autre point de discorde, le manque d'explication par l'ICANN des certaines décisions récentes, comme celle sur la séparation entre les registres et les registrars par exemple.
Cette lettre est au cœur de toutes les conversations à Carthagène, à l'aube de la 39e réunion internationale de l'ICANN. De nombreux participants sont arrivés en pensant voir le programme des nouvelles extensions enfin lancé. Mais l'inquiétude est maintenant de mise. Car même si l'ICANN est aujourd'hui censé être indépendant des Etats-Unis, personne n'y croit vraiment.
Le Conseil d'administration va-t-il pouvoir ignorer une telle lettre ? Rod Beckstrom, le PDG de l'ICANN, a amené un premier élément de réponse. "Comme tous les commentaires que nous recevons, l'ICANN va examiner avec attention celui du Département du Commerce afin de déterminer comment réaliser au mieux l'implémentation du programme du GNSO," dit-il.
Faut-il voir dans cette réponse la volonté d'indiquer au gouvernement américain qu'il n'est plus en mesure de revendiquer un statut de privilégié ? La réponse sera donnée le 10 décembre, lorsque le Conseil d'administration prendra la décision de valider le manuel, ou de différer…
Wednesday, November 10. 2010
Le 5 novembre dernier, le Conseil d'administration de l'ICANN a tenu une réunion exceptionnelle. Seul résolution à l'ordre du jour, un texte levant toutes restrictions sur les liens entre les registres et les registrars. Pour les nouveaux gTLDs, l'ICANN n'imposera donc pas de séparation contractuelle entre les deux principaux acteurs de la chaine d'enregistrement des noms de domaine.
L'importance de cette décision ne doit pas être sous-estimée. Le sujet de la séparation entre registres et registrars fait l'objet d'intenses discussions depuis des mois. Chaque camp a âprement défendu ses positions et ses intérêts. Des débats publics ont été organisés lors des réunions ICANN et ont souvent tourné à la confrontation directe. Un accord semblait impossible à obtenir. La sortie des nouveaux gTLDs risquait de s'en trouver retardée.
Pour donner un coup de pied dans cette fourmilière d'intérêts commerciaux divergents, le Conseil d'administration a décidé début 2010 d'imposer une règle de séparation stricte. En même temps, il a demandé au GNSO (l'entité qui fixe les règles pour les gTLDs) de trouver un consensus. Un groupe de travail a été créé. Avec plus de 70 membres, il est vite devenu le plus gros groupe de l'histoire du GNSO. Il a été lancé en mars 2010. Six mois après, le 18 août, le groupe publiait son rapport intermédiaire. Un constat d'échec. Aucun consensus n'avait pu être trouvé.
Dès lors, le Conseil d'administration a repris le sujet en main. Il a donc tranché : l'opérateur de registre d'une nouvelle extension générique pourra être une entité composée d'un registre et d'un registrar.
Cela veut dire que les registrars sont libres de coupler leur expérience et leur expertise à celles des registres pour assurer le succès d'une nouvelle extension. Ce type de "mariage" se voit déjà sur des extensions nationales. Un exemple, un registrar américain a fait équipe avec un registre irlandais pour lancer le .ME, l'extension du Monténégro.
Au-delà des intérêts commerciaux, au-delà de la libre concurrence que cette absence de restriction devrait encourager, et alors que la prochaine version du manuel du candidat est attendue incessamment sous peu, cette décision montre plus que jamais la volonté de l'ICANN de sortir les nouveaux gTLDs dans les mois à venir.
Tuesday, November 2. 2010
Lors de sa réunion du 28 octobre dernier, le Conseil d'administration de l'ICANN a approuvé le plan de lancement des nouvelles extensions. Un plan qui, pour la première fois, contient des dates précises.
Selon ce calendrier, la prochaine version du DAG sera publiée le 9 novembre 2010. Cette information apparaît comme très crédible, puisque cohérente avec celles données au Conseil du GNSO lors des briefings que nous recevons du Staff de l'ICANN. Au lieu d'un nouveau document, ce DAGv5 serait une version aménagée, avec quelques dossiers supplémentaires, du précédent manuel.
Le plan de lancement table ensuite sur une période d'appel à commentaires raccourcie, sur un mois. D'après les infos données au GNSO, afin de ne pas se laisser enliser dans de nouvelles discussions, l'ICANN compte uniquement prendre en compte les commentaires sur des sujets jamais évoqués auparavant (s'il y en a).
Le Conseil approuverait alors le DAGv5 comme la version finale lors de sa réunion de Carthagène, le 10 décembre. Cette version serait publiée un mois plus tard, le 10 janvier 2011, et marquerait le lancement des 4 mois de campagne de communication que l'ICANN s'est engagé à effectuer.
Voilà qui place donc l'ouverture du 1e cycle d'appel à candidatures, c'est à dire le lancement réel du programme des nouvelles extensions, au 30 mai 2011.
Thursday, September 30. 2010
Dans ma tribune du Journal du Net cette semaine, décodage de la réunion que le Conseil d'administration de l'Icann vient de dédier à la question des nouvelles extensions. Alors, cette ouverture du premier niveau du Web annoncée depuis juin 2008 va-t-elle enfin voir le jour ?
La tribune complète est à lire ici.
Sunday, September 26. 2010
Une réunion spéciale du Conseil de l'Icann a eu lieu ce week-end à Trondheim, en Norvège. Son but : avancer sur le programme des nouvelles extensions. Résultat : un certain nombre de résolutions qui serviront de guide pour la prochaine version du manuel du candidat, attendue pour décembre.
Parmi les résolutions, finalement peu de décisions concrètes, mais des prises en compte d'éléments comme les derniers commentaires du GAC ou encore les travaux réalisés sur les questions de la séparation entre les registres et les registrars ou de la moralité et l'ordre public.
Le Conseil s'est également penché sur quelques sujets non directement liés aux nouvelles extensions. Ainsi la première réunion de l'Icann de 2011 aura lieu du 13 au 18 mars à San Francisco.
Monday, September 20. 2010
Ne pas faire de différence entre les profils de candidats à la création d'une nouvelle extension pose-t-il problème ? Pour certains, peu importe l'origine ou les moyens d'un candidat puisque si son dossier est retenu par l'Icann, il lui faudra être en mesure de gérer une extension. Pour d'autres, il y a des bonnes raisons d'aider certains candidats plus que d'autres à passer la barrière à l'entrée assez élevée du programme de création des nouvelles extensions.
Lors de sa réunion de Nairobi, le Conseil d'administration de l'Icann avait incité la communauté à se pencher sur les moyens "de soutenir ces candidats ayant besoin d'aide pour demander et gérer un nouveau gTLD". Le Conseil du GNSO a répondu à cette demande en proposant la création d'un groupe de travail, ce qui a été fait en avril 2010.
Ce groupe a depuis rendu un premier rapport dans lequel il fait plusieurs propositions. Il donne d'abord des exemples de candidats pouvant nécessiter une aide spéciale :
- ceux visant des extensions communautaires de type culturelles, linguistiques ou ethniques ;
- les ONGs ;
- ceux basés dans des pays en voie de développement ;
- ceux visant à représenter des langues actuellement peu utilisées sur le Web ;
- ceux visant un marché en développement pour lequel il serait difficile de rentabiliser un projet d'extension.
Il est proposé d'aider ce type de candidat au travers de plusieurs mesures. En premier lieu, la réduction des frais de candidature, de 185 000 à 100 000 USD. Le niveau des garanties financières exigées par l'Icann serait également à revoir à la baisse. Enfin, un fond pourrait être créé pour aider ces candidats dans leurs tâches de constitution du projet, mais aussi de gestion de leurs extensions. Le groupe propose que, dans un premier temps, l'Icann vise un fond d'aide de USD 10 millions.
Ces propositions montrent que la communauté de l'Icann prend très à cœur sa mission de service publique à l'ensemble des communautés du Web et le développement de ce dernier vers tous les types d'Internautes, des plus aisés au plus démunis.
Elles devraient être intégrées, au moins en partie, dans la prochaine version du manuel du candidat qui sortira avant la réunion de Carthagène, en décembre prochain.
Thursday, July 22. 2010
La période de commentaire sur la 4e version du manuel du candidat à la création d'une nouvelle extension (DAGv4) s'est achevée hier (le 21 juillet). INDOM a posté un commentaire il y a quelques jours. Nous sommes contre les propositions contenues dans la version actuelle du manuel d'interdire aux registrars accrédités par l'Icann toute possibilité de participer, de quelque manière que ce soit, à la création d'une extension.
Ces dispositions sont nouvelles et volontairement extrêmes. Elles ont été imposées par le Conseil d'administration de l'Icann à l'issue de la réunion de Nairobi comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de la communauté Icann. Si cette dernière n'arrive pas à se mettre d'accord pour trouver des règles plus justes, notamment dans le cadre du groupe de travail sur la séparation entre les registres et les registrars actuellement en fonction, alors le Conseil menace de les appliquer.
A notre avis, ce serait une énorme erreur et une injustice complète. Il n'y a aucune raison d'exclure artificiellement toute une catégorie d'acteurs dont l'expertise en terme de gestion et de connaissance est manifeste. En effet, pour être accrédités par l'Icann, les registrars doivent passer des certifications et apporter la preuve de leur capacité à gérer les noms de domaine de leurs clients. Ils doivent être techniquement capables de mettre en place des interfaces avancées et suffisamment financièrement solides pour durer dans le temps.
Hormis les registrars Icann, il n'y a que les actuels registres d'extensions génériques qui possèdent l'expérience de gestion au quotidien de zones de ce type. Ne permettre qu'à eux d'exercer sur les nouvelles extensions revient à limiter la liberté des candidats à choisir leurs partenaires techniques.
Certains appellent cela du protectionnisme. Nous disons juste que ce n'est manifestement pas la meilleure solution. D'autres sont d'ailleurs d'accord avec nous et reprennent nos commentaires en citation pour appuyer leurs propres propos. Espérons que l'Icann entendra…
Tuesday, June 22. 2010
Peter Dengate Thrush, le président du Conseil d'Administration de l'Icann, a profité de la réunion internationale de l'Icann qui se déroule actuellement à Bruxelles pour avancer l'idée d'une finalisation du manuel du candidat en septembre.
Le Conseil doit se réunir en "retraite" les 24 et 25 septembre prochain. Peter Dengate Thrush a proposé que cette réunion soit intégralement dédiée au manuel, de façon à en sortir avec une version finalisée.
S'adressant aux registrars lors de la réunion que ces derniers tiennent à chaque sommet Icann, Peter Dengate Thrush a également indiqué qu'il n'entendait plus tolérer les tentatives de retarder ce programme. "Depuis quelques temps, quand on me parle d'un nouveau problème à prendre en compte, je réponds qu'il aurait fallu l'évoquer avec le GNSO il y a quelques années, quand cette entité travaillait sur les règles de base de ce programme."
Si le manuel définitif était esquissé en septembre, il pourrait alors être approuvé par le Conseil avant la fin de l'année.
Sunday, June 20. 2010
Kurt Pritz, le responsable du programme des nouvelles extensions de l'Icann, a présenté les principales évolutions de la version 4 du manuel du candidat (DAGv4) ce dimanche. Cette présentation s'effectuait devant le Conseil du GNSO, l'entité en charge d'élaborer les politiques de gestion des extensions génériques, en préambule de la réunion de l'Icann qui commence demain.
Le DAGv4 est considéré comme la dernière version de travail, avant la publication d'un manuel définitif en décembre. Parmi les précisions apportées par ce document : le système de traitement des candidatures. L'Icann avait précédemment indiqué avoir une capacité de traitement limitée (dans le DAGv3). Ainsi, si plus de 500 candidatures sont reçues, elles seront traitées en lot.
Comment déterminer quelle candidature mettre dans quel lot ? Le choix sera fait au hasard, sans qu'aucune priorité ne soit donnée aux dossiers soumis au début du cycle d'appel à candidature par rapport à ceux qui arrivent plus tard dans le même cycle. "Pour nous, l'important n'est pas de voir qui est le plus rapide à soumettre sa candidature," a expliqué Kurt Pritz. "Mais d'identifier et de retenir les dossiers de qualité."
Tuesday, June 1. 2010
La 4e version du DAG (Draft Applicant Guidebook), le manuel du candidat à la création d'une nouvelle extension, vient d'être publiée par l'Icann.
Pour les plus assidus, les 377 pages de la version "suivi des modifications" du manuel ainsi que la dizaine de documents annexes vont donner lieu à de longues heures de lecture en préparation de la prochaine réunion de l'Icann à Bruxelles, du 20 au 25 juin. Le DAGv4 y sera au centre des discussions et ateliers organisés lors de cette 2e des 3 réunions Icann prévues en 2010.
Le DAGv4 contient de nombreuses nouveautés. Parmi elles, le détail des dispositifs de protection des marques, les coûts des procédures de règlement des litiges ou encore le budget complet du programme des nouvelles extensions. Une proposition de règles pour séparer les fonctions de registre et de registrar fait également partie des nouveautés, mais elle devrait évoluer car le GNSO (l'entité en charge, au sein de l'Icann, du développement des politiques pour les extensions génériques) continue de travailler ce point.
Ces règles pourraient compter parmi les seules différences importantes dans la version définitive de l'Applicant Guidebook, attendue pour décembre 2010. Car pour le reste, d'après l'Icann, ce DAGv4 est maintenant très proche du produit fini. Si c'est bien le cas, alors le lancement du programme de création des nouvelles extensions pourrait se faire en 2011, comme prévu, ce qui permettrait d'envisager les premières nouvelles extensions sur le Net en 2012.
Friday, March 26. 2010
Dans ma tribune Journal du Net de la semaine, retour sur l'annonce faite par la société Canon, qui vise l'obtention de son .CANON dans le cadre du programme de création des nouvelles extensions. Cette annonce courageuse et dynamique de la part de Canon permet de confirmer l'intérêt que portent les grandes sociétés aux nouvelles extensions.
Monday, March 22. 2010
Société jusqu'ici inconnue dans les noms de domaine, Adrenaline TLD Inc., basée à New York (d'après la fiche Whois de son nom), annonce son intention de demander 5 extensions lorsque l'ICANN donnera le feu vert au programme de création des nouvelles extensions.
Les projets de Adrenaline portent sur les .SKI, .SURF, .BIKE, .BOARD et .SKATE. D'après le site Internet de la société, celle-ci a été créée par des "habitués du secteur", sans précisions sur l'identité de ces entrepreneurs.
La société précise être en train de travailler avec des actionnaires et financiers, probablement pour boucler les USD 925 000 d'investissements nécessaires, rien qu'en taxe ICANN, pour demander 5 extensions.
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