La césarienne naturelle, une technique révolutionnaire

Une méthode concrétisée par la Division de la maternité à Queen Charlotte et Hospital Chelsea, à Londres, la césarienne « naturelle » se veut centrée sur la future maman. Cela parce que contrairement à la césarienne classique, elle se veut être lente et douce, voire même indolore. Son intérêt est surtout de se rapprocher au maximum d’un accouchement par voie basse.

En effet, les parents participeront en grande partie à la césarienne, surtout le papa. Cela parce qu’il ne sera plus mis à l’écart et sera un participant actif de l’opération. Ils pourront voir le déroulement de la procédure en détail, car aucun drap ne cache ce qu’il se passe sur la table. La mère pourra regarder la venue au monde de son bébé. Avec cette nouvelle technique, pas question d’une naissance rapide. Au contraire, une naissance douce et lente avec autoréanimation physiologique est de mise. Le clampage du cordon est retardé au maximum. Une fois sortie du ventre, le bébé  est déposé sur la poitrine de sa maman afin de favoriser le premier contact peau à peau. Cela afin de maximiser la connexion parentale dès la venue au monde de bébé et de réduire les inconvénients de la césarienne sur le bébé. Il s’agit donc d’un moyen principalement centré sur la famille potentiellement moins traumatisante. Il faut noter que la technique ne présente aucun risque se rapportant à la sécurité ou la stérilité.

Déroulement d’une césarienne « naturelle »

La césarienne naturelle autrement connu sous le nom de césarienne extrapéritonéale est une technique qui requière une grande préparation que ce soit avant la naissance, durant l’opération ou au moment de la naissance. Voici un guide qui vous permettra de connaitre chacune des étapes qui se rapportent au déroulement de la césarienne « naturelle ».

Préparation prénatale

Quelque temps avant la date prévue pour la réalisation de la césarienne « naturelle », l’équipe médicale prévoit une formation pour les parents afin de leur faire connaitre la technique. Pour ce faire, ils pourront regarder des vidéos de césariennes «naturelles». Pour pouvoir réaliser l’opération dans une ambiance agréable et surtout apaisant pour les futurs parents, ils sont encouragés à passer le type de musique qui leur convient. Plus encore, la maman pourra porter le vêtement qu’elle souhaite porter au lieu de mettre la fameuse blouse du bloc. Cela pour qu’elle se sente bien à l’aise.

Durant la césarienne

L’équipe médicale commence par placer l’oxymètre de pouls sur le pied de la mère pour qu’elle puisse garder les mains libres. Les médecins veilleront à ce que les électrocardiogrammes (ECG) fils soient placés loin de sa paroi thoracique antérieure où ils placeront le bébé à la sortie. Pour qu’elle puisse tenir le bébé en toute aisance, cathéter est placé dans le bras non dominant. Avant la préparation de la peau, les médecins contrôlent le bien-être fœtal en plaçant un  cardiotocographe qui surveille en permanence le rythme cardiaque du bébé. L’opération débute alors sous le rythme de la musique que le couple a choisi. La césarienne naturelle s’effectue sous anesthésie (péridurale ou rachianesthésie) au même titre qu’une césarienne traditionnelle. Toutefois, à la différence des césariennes qui sont pratiquées actuellement, l’incision est verticale et sur la gauche. Une fois l’anesthésie insérée, le vêtement est retiré de l’un des bras de la future maman pour que le contact en peau à peau après la naissance soit plus simple. Pour que le brassard de pression artérielle reste propre tout au long de l’opération, l’équipe médicale le couvre d’un plastique transparent.

La naissance

Après que le chirurgien ait fini de faire l’incision utérine, il commence à sortir la tête de bébé. Une des personnes qui se trouve autour de la table d’opération enlève alors le drap avant de relever la tête de table pour que la maman et le papa puissent assister à la naissance de leur bébé. Dès que la tête du bébé sort du ventre de sa maman, le chirurgien gynécologique fait une pause afin de garantir « l’auto-réanimation » de bébé. Normalement, lorsque le visage de bébé est exposé à l’air ambiant froid, il devra être stimulé pour pouvoir respirer par la bouche et le nez, alors que le corps reste in utero, encore attaché à la circulation placentaire à l’instar d’un accouchement par voie basse quand la tête de bébé est délivrée. Dès que le bébé commence à pleurer, le chirurgien libère ses épaules de l’utérus. Il tourne doucement la tête du bébé vers sa mère et le bébé né, assisté par les contractions utérines. Le bébé libère par lui-même ses bras, à travers un vaste réflexe vigoureux guidé du chirurgien. L’obstétricien coupe ensuite le cordon après la naissance et la sage-femme reçoit le bébé et le place directement sur la poitrine de sa maman. A ce stade, alors que la chirurgie est en cours, il est tout à fait possible que le bébé commence déjà à téter.