La sérologie est un élément nécessaire de la science médico-légale

La sérologie est l’étude et l’examen des fluides corporels utilisés dans les sciences judiciaires pour séparer les liquides excrétés par les agresseurs dans divers actes criminels. Ces actes peuvent aller d’une agression physique à une agression sexuelle, jusqu’à l’acte de meurtre et tous auront un élément de sécrétion de liquide qui leur sera attaché.

Comment la sérologie contribue à la criminalité

La sérologie permet aux experts en médecine légale de séparer ces fluides corporels lorsqu’ils sont trouvés sur les lieux du crime et de réaliser ensuite divers tests afin d’identifier l’origine de ces fluides. Un aspect important de la sérologie consiste à déterminer si les taches ressemblant à du sang trouvées sur une scène de crime sont en réalité du sang ou une autre tâche ressemblant à celle-ci.

Types de sérologie

La sérologie est divisée en deux catégories d’investigation :

Test présomptif : Ces tests fournissent deux moyens distincts de produire un résultat. L’une consiste à utiliser des composés qui peuvent avoir un effet sur le sang lorsqu’ils y sont introduits. Ces résultats sont un moyen simple et rapide de prouver que les échantillons sont réellement du sang, surtout si le temps presse.

Tests de confirmation : Il s’agit d’un ensemble de tests plus complexes réalisés à partir d’échantillons de ce que l’on pense être du sang et de leur mélanger avec un composé chimique qui réagit négativement à l’hémoglobine.

Il est important que ces tests – l’un ou l’autre – soient effectués pour prouver que ces taches sont en réalité du sang ; et, plus important encore, le sang humain. Ceci est particulièrement important si le corps du défunt a été trouvé à l’extérieur, où il est possible que du sang animal ait été renversé sur le sol à un moment donné.

Autres utilisations importantes de la sérologie

La sérologie, en plus d’examiner et d’identifier le sang, est utilisée pour identifier et classer le sperme, la salive, la sueur et même les excréments humains. Cela peut être réalisé dans le cas des fèces, car il est recouvert d’une membrane muqueuse pour permettre son expulsion.

En France, et selon une étude effectuée en 2016 sur des femmes âgées entre 18 et 75, le nombre de victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint est estimé de 225 000. Presque 4000 ont eu recours au Centre d’Accueil d’Urgences des Victimes d’Agressions dirigée par Sophie Gromb-Monnoyeur. Ce nombre important a augmenté dans ces dernières années. Ce centre  l’unique en France, prend en charge le soin, l’assistance sociale et l’accompagnement de la victime lors de procédures judiciaires.