Maryam Radjavi : une grande figure de la Résistance Iranienne

L’Iran est un pays islamique où les droits de la femme ne sont pas encore officiellement reconnus. Toutefois, depuis quelques décennies, la condition des Iraniennes s’est nettement améliorée grâce à des militants qui ne cessent de mettre la pression sur le régime actuel. Parmi ces hommes et ses femmes, Maryam Radjavi est sans aucun doute l’une des plus connues. Elle est à présent la présidente du parlement iranien en exil.

Le parcours politique de Maryam Radjavi

Maryam Radjavi est née le 4 décembre 1953 à Téhéran qui est la capitale de l’Iran. C’est dans les années 70 qu’elle commence à se faire connaitre en participant au mouvement qui avait pour but de renverser le Chah. En 1979, elle prend part à la révolution ce qui mènera à la mise en place de la République islamique d’Iran. À ce moment-là, elle est déjà nommée Responsable au sein du département social de l’OMPI. Plus tard, en 1980, elle décide de participer aux premières législatives du pays. Une tentative vouée à l’échec à cause de fraudes électorales orchestrées par le nouveau régime. Cette période de sa vie a également été marquée par des événements horribles comme la perte de ses deux sœurs Narguesse et Massoumeh. L’ainée a été tuée par le SAVAK et l’autre a été torturée avant d’être pendue alors qu’elle était enceinte. En 1985, son mari, Massoud Radjavi, décide de la nommer co-dirigeante de l’OMPI et très vite elle devient la Secrétaire générale. C’est en 1993 qu’elle fut élue présidente du Conseil national de la Résistance iranienne et agit en exil. Jusqu’à aujourd’hui, cette femme politique continue de lutter contre la dictature religieuse. Ce faisant, elle souhaite participer à la fondation de l’Iran de demain à travers un militantisme pacifique, mais engagé.

Ses convictions

Grâce à sa position de leader de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi a su mettre en place une solution pacifique pour apporter la liberté au peuple iranien. En effet, elle a rédigé divers documents visant à forger l’Iran de demain. Dans ce sens, elle ne s’oppose pas aux principes de l’islam, mais présente une tout autre vision de cette religion. Il s’agit alors de lutter contre l’intégrisme en Iran grâce à des messages de paix et de tolérances. Toutefois, son objectif est d’établir un nouveau régime où les femmes ont leur place et qui sera propice à la démocratie. Ce pouvoir sera laïc et ne subira aucune influence religieuse. Pour y arriver, elle organise souvent des campagnes internationales où elle expose des idéaux afin de gagner la confiance et le support de la communauté internationale. Sa plus grande peur est de voir son pays subir des conflits armés et notamment quand cela implique l’intervention de soldats étrangers. Elle veut donc présenter une autre voie menant vers la démocratie.